Politique

Égypte : le quartier général des Frères musulmans attaqué, Morsi sommé de quitter le pouvoir

Mis à jour le 1 juillet 2013 à 12:54

La tension continue de monter en Égypte. Alors que le pays a connu l’une des plus grandes manifestations de son histoire, en opposition au président Mohamed Morsi, dimanche 30 juin, le quartier général des Frères musulmans, d’où est issu le chef de l’État, a été attaqué, lundi 1er juillet. Le mouvement Tamarrod a donné jusqu’à mardi 17H au président pour quitter le pouvoir.

Les manifestations n’ont pas cessé en Égypte. Des opposants au président Morsi ont attaqué, lundi 1er juillet le quartier général des Frères musulmans, parti du chef de l’État. Le bâtiment, dans le quartier du Moqqatam, situé dans l’est du Caire, a été envahi par des assaillants qui ont jeté des objets par les fenêtres, tandis que d’autres emportaient des meubles. Aucun blessé n’est à déplorer dans les rangs des Frères, des témoins ayant affirmé qu’aucun membre de la confrérie ne se trouvait à l’intérieur et qu’ils avaient été conduits hors du bâtiment avant l’attaque.

Le siège de la confrérie avait déjà été attaqué, dimanche 30 juin, jour anniversaire de l’investiture du président Mohamed Morsi, alors que des immenses manifestations avaient lieu, au Caire, et dans tout le pays, notamment à Alexandrie, Port-Saïd ou Suez. « Je suis ici parce que Morsi, pour qui j’ai voté, m’a trahi et n’a pas tenu ses promesses. L’Égypte va être libérée une nouvelle fois à partir de Tahrir », affirmait ainsi Mohammed Samir, venu de Mansourah, dans le delta du Nil, pour manifester dans la capitale.

Désobéissance civile

Portée par cette déclaration de force de plusieurs millions de personnes, l’opposition a lancé un ultimatum au chef de l’État. « Nous donnons à Mohamed Morsi jusqu’à mardi 2 juillet à 17H00 (15H00 GMT) pour quitter le pouvoir et permettre aux institutions étatiques de préparer une élection présidentielle anticipée », affirme ainsi un communiqué de Tamarrod [rébellion en arabe], le mouvement à l’origine des appels à manifester. En cas de refus, « mardi 17H00 sera le début d’une campagne de désobéissance civile totale ».