Politique

Nord du Mali : le corps de l’otage français Philippe Verdon aurait été identifié

| Par Jeune Afrique
Le Français Philippe Verdon, le 6 janvier 2004 à Moroni.

Le Français Philippe Verdon, le 6 janvier 2004 à Moroni. © Youssouf Ibrahim/AFP

Les autorités françaises ont indiqué, dimanche 14 juillet, que des « vérifications » sont en cours pour déterminer si le corps retrouvé au début de juillet dans le nord du Mali est celui de l’otage Philippe Verdon. Selon Paris, il y a une « très forte probabilité » pour que ce soit le cas.

Le Quai d’Orsay ne l’a pas encore confirmé mais a fait savoir, par la bouche de son porte-parole, Philippe Lalliot, qu’il y avait « une très forte probabilité pour qu’un corps retrouvé récemment dans le nord du Mali soit malheureusement celui de notre compatriote Philippe Verdon. (…) Des vérifications complémentaires sont en cours », a-t-il ajouté.

Quelques heures auparavant, dans un entretien télévisé accordé après le défilé militaire du 14 juillet, le président François Hollande avait déjà déclaré avoir « des informations des plus mauvaises sur Philippe Verdon. (…) Hélas, tout indique qu’il serait mort il y a déjà plusieurs semaines ». Les radios RTL et RFI avaient annoncé la découverte du corps début juillet dans le nord du Mali, information confirmée par des sources proches de l’enquête et gouvernementale française.

Le décès du Français avait été annoncé le 19 mars par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) mais jamais formellement confirmé par les autorités françaises. Des analyses génétiques ont été effectuées, sans qu’on puisse dire pour le moment si leurs résultats sont connus.

Pathologies

Philippe Verdon et un autre Français, Serge Lazarevic, avaient été enlevés dans la nuit du 24 novembre 2011, dans leur hôtel à Hombori (nord-est du Mali). Ils étaient en voyage d’affaires pour un projet de cimenterie, selon leurs proches, qui ont démenti tout lien avec des mercenaires ou des services secrets. Serge Lazarevic reste détenu par Aqmi.

Âgé de 53 ans, Philippe Verdon souffrait en partant pour le Mali d’un ulcère et de tachycardie. « Pour nous, il est possible que Philippe soit mort à cause de ses pathologies et qu’Aqmi s’en serve pour une mise en scène », avait déclaré en mars Pascal Lupart, qui dirige le comité de soutien de M. Verdon.

Dans une vidéo diffusée l’été dernier par le site mauritanien Sahara Médias, Philippe Verdon parlait de ses « conditions de vie difficiles ». Quatre autres Français, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret, ont été enlevés le 16 septembre 2010 au Niger par Aqmi. À ces otages s’ajoutent deux autres Français : Gilberto Rodriguez Leal, enlevé le 20 novembre 2012 au Mali, et Francis Collomp, enlevé le 19 décembre 2012 au Nigeria.

(Avec AFP)

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3104_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer