Société

Le Burundi face à une très longue épidémie de choléra

Une épidémie de choléra a contaminé près d’un millier de personnes et fait au moins 17 morts au Burundi d’après les chiffres des responsables sanitaires, ce qui en fait la plus longue jamais enregistrée dans le pays.

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Mis à jour le 22 juillet 2013 à 20:03

« Le Burundi est touché depuis octobre (…), l’épidémie a déjà fait au moins 17 victimes sur 936 cas recensés dans les hôpitaux. C’est la première fois qu’une épidémie dure aussi longtemps dans notre pays », a expliqué Dr Liboire Ngirigi, directeur général de Santé publique.

Elle est « d’abord apparue dans les quartiers nord de Bujumbura (la capitale), mais aussi tout le long du lac Tanganyika (ouest) et dans les provinces de Cibitoke et Bubanza (nord-ouest), avant de s’étendre dans la province de Rutana (sud-est) et des zones de Makamba (sud), touchées pour la première fois » précise un responsable sanitaire. « 14 personnes ont succombé » à la maladie depuis juin rien que dans les deux dernières provinces touchées. Les populations ne sont pas informées et se font soigner trop tard, déplore-t-il.

Manque d’hygiène

Le responsable dénonce le « manque d’hygiène tant domestique que publique » qui est la conséquence de l’apparition et propagation du choléra. « La population manque d’eau potable, n’a pas de latrines en quantité suffisante » commente-il. Dans certains quartiers de la capitale, ce sont des montagnes de déchets qui se sont accumulés et les bornes fontaines ne fonctionnent pas à cause d’une discorde entre la régie de production d’eau et l’administration.

La bactérie vibrio cholerae, agent de l’infection épidémique contagieuse est minuscule et se transmet par voie digestive, par ingestion d’eau, de boissons ou d’aliments contaminés par des déjections ou des mains sales. La maladie se manifeste après une période d’incubation de 2 à 5 jours par des diarrhées qui déshydratent l’organisme, et la perte d’eau est fatale si les soins ne sont pas immédiats.

(avec AFP)