Politique

Égypte : quatre morts dans des heurts entre pro et anti-Morsi au Caire

Dans l’après-midi du lundi 22 juillet, des affrontements entre partisans et adversaires de Mohamed Morsi aux abords de la place Tahrir, au Caire, ont fait 26 blessés. On compte également quatre morts, dont un par balle, dans la capitale.

Mis à jour le 22 juillet 2013 à 19:55

Mis à jour le 23/07 à 07h31.

La tension ne retombe pas en Égypte. Lundi après-midi, de violents heurts ont éclaté entre partisans et opposants de l’ex-président islamiste Mohamed Morsi sur la place Tahrir, dans le centre du Caire. Selon les secours, les deux camps se sont affrontés à coups de pierres mais aussi de chevrotine. La police est intervenue en tirant des grenades lacrymogène depuis des fourgons blindés pour disperser la foule.

Les affrontements ont débuté au passage d’un cortège de partisans du président islamiste renversé le 3 juillet par l’armée. Des heurts ont alors éclaté avec des groupes d’opposants à Mohamed Morsi, présents depuis plusieurs semaines sur la fameuse place de la capitale égyptienne. Un homme a d’abord été blessé par balle puis « a succombé après son hospitalisation », a déclaré à l’AFP Mohamed Soltan, chef adjoint des services d’urgence au ministère de la Santé. En fin d’après-midi, des heurts sporadiques avaient toujours lieu près de la place Tahrir.

Deux personnes ont également été tués dans des affrontements à Qalioub, à la périphérie nord du Caire, tandis qu’un troisième a été écrasé par un train en tentant de s’enfuir, selon des sources de sécurité. En tout, 26 autres personnes ont été blessées dans les heurts près de Tahrir, principalement par des tirs de chevrotine, selon les services d’urgences.

Quelque 150 morts depuis juin

Depuis la fin du mois de juin, les tensions politiques en Égypte se sont traduites par de nombreux affrontements sanglants qui ont fait environ 150 morts.

Les partisans de Mohamed Morsi continuent à exiger son retour en faisant valoir qu’il est le premier président démocratiquement élu du pays. De leur côté, ses adversaires l’accusent d’avoir cherché à monopoliser le pouvoir au profit de la confrérie des Frères musulmans dont il est issu.

(Avec AFP)