Politique

Présidentielle malgache : arrestation du candidat Laza Razafiarison

Mis à jour le 23 juillet 2013 à 19:23

Laza Razafiarison, candidat à l’élection présidentielle, a été arrêté mardi 23 juillet. La veille, il avait participé à une manifestation réclamant la tenue du scrutin, reporté deux fois, et la fin du régime de transition du président non élu Andry Rajoelina.

Lundi, Laza Razafiarison avait manifesté dans les rues d’Antananarivo avec ses partisans. Le candidat à la présidentille réclamait notamment la tenue des élections attendues depuis plus de quatre ans et le départ d’Andry Rajoelina, président non élu qui se maintient à la tête du pays depuis le renversement de Marc Ravalomanana. La manifestation a été dispersée avec des gaz lacrymogènes par les forces de l’ordre, selon lesquelles le rassemblement n’était pas autorisé.

Le lendemain, mardi, Laza Razafiarison et sept de ses proches étaient arrêtés par la gendarmerie. « Nous avons arrêté sept autres personnes avec Laza Razafiarison et ils seront probablement transférés au tribunal demain mercredi », a indiqué le commandant de la circonscription inter-régionale de la gendarmerie de la capitale malgache, le colonel Florens Rakotomahanina.

Ces arrestations interviennent à la veille de la date à laquelle le scrutin aurait dû se tenir, après avoir été reporté du 8 mai au 24 juillet, avant que l’enregistrement de trois dossiers de candidature, en principe non recevables, ne viennent bloquer le processus.

Trois candidats en infraction avec le code électoral

Une nouvelle date – le 23 août- a été décrétée par le gouvernement mais n’a pas été entérinée par les autorités électorales compétentes. De son côté, la communauté internationale continue de faire pression pour le retrait des trois candidats en infraction avec le code électoral.

Il s’agit de Didier Ratsiraka, ancien chef d’État malgache (de 1975 à 1993, puis de 1997 à 2002), d’Andry Rajoelina et de Mme Lalao Ravalomanana, cette dernière servant de truchement à son époux renversé début 2009 par Andry Rajoelina et visiblement non décidé à renoncer au pouvoir depuis son exil sud-africain.

Didier Ratsiraka et Mme Ravalomanana ne sont pas éligibles au regard de la loi, faute d’avoir résidé dans l’île durant les six mois précédents le scrutin. Quant à Andry Rajoelina, il a déposé son dossier hors délai.

(Avec AFP)