Politique

Ibrahim Boubacar Keïta désigné vainqueur de la présidentielle par son rival Soumaïla Cissé

Ibrahim Boubacar Keita met son bulletin dans l'urne le 11 août 2013 à Bamako. © AFP

Les résultats officiels n'ont pas été proclamés mais Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) va devenir, sans nul doute, le nouveau président du Mali. Son adversaire Soumaïla Cissé a reconnu sa défaite, lundi 12 août, en se rendant dans la soirée au domicile d'IBK.

"Je suis allé le voir [Ibrahim Boubacar Keïta, ndlr] pour le féliciter et lui souhaiter bonne chance pour le Mali," a déclaré Soumaïla Cissé lundi 12 août au soir, aux journalistes et sur Twitter.

Soumaïla Cissé a fait cette annonce avant la publication des résultats du second tour, mais des estimations portant sur deux-tiers des bulletins dépouillés donnaient une très large avance à IBK. Dans la soirée, Cissé s’est en effet rendu chez son rival, accompagné de son épouse et de ses enfants. Un geste symbolique très fort qui lui a déjà attiré la sympathie de ses compatriotes.

À 21 heures (heure du Mali), IBK, favori du scrutin, annonçait sur son compte Twitter que son rival, Soumaïla Cissé, venait de quitter son domicile où il s’était rendu pour le féliciter.

Trois quarts d’heure plus tard, Soumaïla Cissé reconnaissait lui-même, toujours sur le site de micro-blogging qu’il sortait de chez IBK.

 

 

Un second tour presque joué d’avance

À l’issue du premier tour du 28 juillet, Ibrahim Boubacar Keïta avait obtenu 39,79% des voix, contre 19,70% à son adversaire et partait largement favori au second tour. Il avait obtenu le ralliement de 22 des 25 candidats éliminés.

"Après près des deux-tiers des bulletins dépouillés, IBK arrive très largement en tête", avait affirmé lundi à l’AFP une source proche de la Commission nationale de dépouillement.

Malgré son retard du premier tour, Soumaïla Cissé partait du principe que ce second tour était "une nouvelle élection" et comptait, pour rattraper son retard, sur une partie des quelque 400 000 bulletins déclarés nuls au premier tour et sur une mobilisation plus forte encore que celle du 28 juillet.  Cette dernière a finalement été en baisse, le 11 août, lors du second tour.

En dehors de fortes pluies qui avaient perturbé le vote dans le Sud, notamment dans la capitale, de nombreux électeurs semblent avoir considéré que les jeux étant déjà faits en faveur d’IBK.

En dépit de la menace d’attentats de groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda, qui avaient occupé le nord du Mali pendant neuf mois en 2012, le vote s’est déroulé sans incidents majeurs dans cette région.

Dans son rapport préliminaire publié lundi, la mission de l’Union européenne évalue "positivement (…) les opérations de vote à hauteur de 99%" des bureaux observés.

(Avec AFP)

 

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