Économie

Projet Alpha pour le nigérian UBA

United Bank for Africa (UBA) annonce le « Projet Alpha », nouvelle étape stratégique du groupe, et entend porter de 20% à 50% la part de ses revenus réalisée en Afrique, hors Nigeria.

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Mis à jour le 3 septembre 2013 à 16:27

UBA est présent dans 19 pays africains. © DR

La banque nigériane United Bank for Africa (UBA), active dans 19 pays africains, a annoncé dans un communiqué de presse le lancement du « Projet Alpha » (Project Alpha), présenté comme la prochaine étape de la transformation stratégique du groupe. L’objectif de cette feuille de route de trois ans consiste à consolider le positionnement stratégique du groupe ainsi qu’à profiter pleinement des possibilités de développement économique de l’Afrique.

Projet Alpha se concentrera sur l’optimisation de l’empreinte du groupe, l’offre de produits et la capacité opérationnelle, notamment par « la mise en œuvre des initiatives d’e-banking clées dans tous les segments, la croissance des capacités dans le domaine de la finance d’entreprise et du trade finance, et des investissements importants dans le capital humain », souligne UBA. Dans ce cadre, la banque a annoncé à nouveau plusieurs nominations dont celle d’Apollos Ikpobe, nommé directeur général adjoint en charge de la banque domestique, et celle de Obi Ibekwe, comme directrice exécutive en charge des ressources humaines et du service client. Rasheed Adegoke prend quant à lui la responsabilité des systèmes d’information.

Ambitions continentales

Le groupe n’a pas fourni davantage de détails sur ce projet, ni à la presse, ni à la communauté financière, comme le confirme Amina Mohammed, analyste chez la banque d’affaires nigériane Vetiva : « Les seules informations dont nous disposons actuellement sur le projet sont celles contenues dans le communiqué. Nous croyons que le but du projet est de se concentrer pendant les trois prochaines années sur la mise en valeur de l’expansion mondiale de UBA, réalisée en une décennie, pour améliorer la performance globale de la banque avec davantage de contribution provenant de ses actifs hors du Nigeria. »

UBA entend en effet réaffirmer ses ambitions africaines. Alors que, au premier semestre 2013, ses implantations sur le continent ont représenté 20% de ses revenus (contre 22% un an plus tôt et 17% il y a deux ans), le groupe entend porter ce chiffre à 50% en 2016. La banque ne précise pas si elle entend reprendre sa politique de développement géographique, à laquelle elle avait mis un coup d’arrêt début 2011 en raison des difficultés financières qu’elle connaissait alors (ainsi que l’ensemble du système bancaire nigérian).

Vague de nominations

Dans ce cadre, plusieurs nominations avaient été annoncées au sein de UBA Africa il y a quelques mois dont celle d’Emmanuel Nnorom, auparavant directeur exécutif en charge des finances et des risques au sein de UBA, devenu directeur général de UBA Africa. « UBA est en mesure de recruter la crème des talents bancaires africains et nous sommes fiers d’être capables de fournir une plateforme dynamique pour ces Africains afin de contribuer à la transformation de notre continent », a déclaré le PDG du groupe UBA, Phillips Oduoza.

Avec 7 millions de clients et plus de 700 agences, UBA est actif dans 19 pays africains. Après un excellent exercice 2012, il a publié en août de solides résultats semestriels, avec « une amélioration de ses parts de marché, une croissance de 14% des dépôts et de 7% des actifs », rappelle Amina Mohammed.

UBA est l’un des rares groupes nigérians à avoir fait de l’Afrique une priorité, ses principaux concurrents étant peu développés en dehors du Nigeria et Access Bank ayant décidé de se retirer de plusieurs pays. Depuis 2009, seule GTBank a fait un pas en dehors des frontières domestiques en s’octroyant en juillet 70% du kényan Fina Bank, présent dans trois pays d’Afrique de l’Est, pour 100 millions de dollars.