Économie

Qui est Amadou Bâ, le nouveau ministre des Finances du Sénégal ?

Amadou Bâ devra ramener le déficit public de 7% à 3,6% du PIB. DR ©

Amadou Bâ, nouveau ministre sénégalais de l'Économie et des Finances, sera en charge de l'application de la stratégie de développement 2013-2017. Sa mission : créer 150 000 emplois par an.

Dans la foulée du remaniement ministériel décidé par le président du Sénégal Macky Sall, le nouveau Premier ministre, Aminata Touré, a annoncé la composition de son gouvernement. Parmi les partants, l’ex-banquier Amadou Kane, remplacé au ministère de l’Économie et des Finances par Amadou Bâ qui occupait jusqu’alors le poste de directeur général des impôts et des domaines.

Produit de l’administration publique

Si Amadou Kane a rejoint le gouvernement sénégalais après une longue carrière dans le secteur financier (à la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Sénégal, à la Bourse régionale des valeurs mobilières, chez BNP Paribas), son successeur est un pur produit de l’administration publique sénégalaise.

Indicateurs macroéconomiques du Sénégal

Ancien élève de l’École nationale d’administration et de magistrature (Enam), sorti de la prestigieuse section « Impôts et Domaines », il gravit les échelons de l’administration fiscale et atteint le poste de directeur des impôts en 2004. Deux ans plus tard, il prend la tête de la Direction générale des impôts et des domaines (Dgid), position qu’il occupe pendant près de sept ans. À ce poste, il supervise la rédaction et la mise en oeuvre du nouveau Code général des impôts, en vigueur depuis janvier 2013.

150 000 emplois par an

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Ce commis de l’État, assez peu connu du grand public et sans expérience ministérielle, devra assurer la mise en oeuvre de la toute nouvelle « Stratégie nationale de développement économique et social » (SNDES) validée par le gouvernement sénégalais en novembre 2012.

Avec ce programme, sur la période 2013-2017, le Sénégal compte : porter le taux de croissance moyen à 7%, ramener le déficit public en dessous de 3,6% du PIB, en fin de période et réduire le solde du compte courant à – 4,5% du PIB. La stratégie parie également sur la création de 150 000 emplois par an (500 000 au total sur la période 2013-2017).

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