Politique

Mali : le capitaine Sanogo promu au grade de général

Amadou Haya Sanogo, le 3 avril 2012, au camp militaire de Kati.

Amadou Haya Sanogo, le 3 avril 2012, au camp militaire de Kati. © Issouf Sanogo/AFP

Le capitaine Amadou Sanogo, auteur du coup d’État du 22 mars 2012 qui avait déstabilisé le Mali, a été promu général, mercredi 14 août, en Conseil des ministres. Une promotion qui intervient trois jours après le second tour de l’élection présidentielle remportée par l’ex-Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta.

Mis à jour le 14 août 2013 à 19h43.

Le Conseil des ministres "a validé la nomination du capitaine Amadou Sanogo, au grade de général de corps d’armée", a indiqué à l’AFP le porte-parole du ministère malien de la Défense, Diarran Koné, mercredi 14 août. Une belle promotion – et une formidable revanche – pour ce capitaine qui fut renvoyé du prytanée militaire de Kadiogo, au Burkina, puis de l’école militaire de Koulikoro, au Mali.

Sa promotion du grade de capitaine à celui de général intervient trois jours après le second tour de l’élection présidentielle remportée par l’ex-Premier ministre Ibrahim Boubacar Keïta qui était resté très discret au moment du coup d’État, à l’inverse de son adversaire au scrutin, Soumaïla Cissé. M. Cissé, un ex-ministre des Finances, a été un farouche opposant au putsch.

Amadou Sanogo, 40 ans, dispose déjà, depuis le 20 mai 2012 par un accord conclu in extremis avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), du statut d’ancien chef d’État. Il avait justifié le coup d’État de mars 2012 ayant renversé le président élu Amadou Toumani Touré par "l’incapacité d’un État corrompu à lutter contre la montée des périls en tous genres dans le nord du Mali, groupes jihadistes et criminels, rébellion touarègue".

Mais ce putsch avait précipité la chute de cette vaste région aux mains de groupes islamistes armés liés à Al-Qaïda qui l’ont occupée pendant neuf mois, avant d’en être chassés par une intervention militaire internationale initiée par la France.

Le capitaine Sanogo, qui gardait une capacité de nuisance à Bamako, avait été installé en février dernier à la tête d’une structure chargée de réformer l’armée malienne qui avait été laminée dans le Nord.

(Avec AFP)

 

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