Politique

Vidéo – Fidèle Babala : « Discuter avec Joseph Kabila, c’est comme manger avec le diable »

| Par
Fidèle Babala, secrétaire général adjoint du MLC.

Fidèle Babala, secrétaire général adjoint du MLC. © Vincent Fournier/J.A.

De passage à Paris après avoir rendu visite à Jean-Pierre Bemba, le leader du Mouvement de libération du Congo (MLC), détenu à La Haye, Fidèle Babala, secrétaire général adjoint du parti, revient sur la présence de sa formation politique aux « concertations nationales » en RDC initiées par le président Joseph Kabila. Un forum sur fond de méfiance entre opposition et majorité au pouvoir. Interview.

Participer ou ne participer pas aux "concertations nationales" en RDC ? La question divise l’opposition politique congolaise. Si certains partis politiques, à l’instar du Mouvement de libération du Congo (MLC), ont finalement accepté de prendre part aux travaux préparatoires de ces assises, d’autres posent encore quelques conditions.

"L’UNC [Union pour la nation congolaise, parti de Vital Kamerhe, ndlr] et l’UDPS [Union pour la démocratie et le progrès social, formation politique d’Étienne Tshisekedi, ndlr] ainsi que leurs alliés ont décidé de ne pas prendre part aux travaux préparatoires, c’est leur affaire. Nous, nous avons opté pour une opposition républicaine et nous allons continuer à discuter dans le cadre des institutions tant que l’intérêt du pays sera sauvegardé", explique Fidèle Babala, le secrétaire général adjoint du MLC, soulignant que son parti reste "vigilant". Car, "le président Joseph Kabila n’inspire pas confiance (…). Pour discuter [avec lui], il faut se munir d’une longue fourchette : c’est comme si on allait manger avec le diable", ajoute-t-il.


Fidèle Babala : "Joseph Kabila est souvent aphone" par Jeuneafriquetv

À l’approche de la tenue des "concertations nationales" destinées à renforcer la "cohésion nationale" dans le pays, la méfiance persiste entre opposition politique et majorité au pouvoir.

Tout au long des travaux préparatoires ouverts le 17 août, les deux camps ne sont pas parvenus à rapprocher leurs points de vue. Les uns exigent des garanties supplémentaires, alors que les autres considèrent qu’il n’y a rien à craindre de la part du pouvoir. "La principale crainte de l’opposition, c’est de voir surgir un projet de modification de la Constitution pour permettre à Joseph Kabila de se représenter en 2016. Mais c’est un procès d’intention. Le président de la République ne compte pas briguer un troisième mandat", confie un membre de la Majorité présidentielle (MP), regroupement des formations politiques au pouvoir.

Joseph Kabila, lui, ne s’est toujours pas exprimé sur la question.

_______________

Par Trésor Kibangula

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte