Politique

Maroc : le cas du terroriste Hajib fait polémique

| Par Jeune Afrique
Mohamed Hajib a été arrêté en 2008.

Mohamed Hajib a été arrêté en 2008. © AFP/Abdelhak Senna

Emprisonné au Maroc pour terrorisme, le Maroco-Allemand, Mohamed Hajib, a entamé une grève de la faim pour protester contre sa situation, a affirmé, lundi 26 août, une ONG locale. Sa détention a été qualifiée « d’arbitraire » par un groupe de l’ONU.

Mohamed Hajib a entamé une grève de la faim, a affirmé, lundi, Anas Hellawi, un membre du Comité conjoint de défense des détenus islamistes. "Les Nations unies ont demandé à l’État marocain de libérer Mohamed Hajib, jugeant son procès inéquitable. Mais rien n’a été fait", a déclaré Anas Hellawi.

Ce Belgo-Marocain a été arrêté dans l’enclave espagnole de Melilla en 2008, sur la base d’accusations de trafic d’armes au profit d’un réseau islamiste. Il a été condamné en 2010 à 10 ans de réclusion pour "terrorisme". Une sentence, ramenée à cinq ans début 2012, qu’il purgerait à la prison de Tiflet (50 km à l’est de Rabat). Mohamed Hajib affirme avoir signé des aveux sous la torture.

Dans son dernier rapport annuel, l’ONG Amnesty International (AI) a souligné qu’un groupe de travail de l’ONU avait jugé (en août 2012) sa détention "arbitraire", faisant également état "d’aveux qui auraient été obtenus sous la torture pendant sa détention provisoire, en l’absence d’un avocat".

Entre-temps, Berlin avait indiqué être en discussion avec Rabat au sujet d’accusations de mauvais traitement formulées par le prisonnier.

Salafisme

Amnesty International évoque également dans ce rapport le sort d’un autre binational, Ali Aarrass. Ce Belgo-Marocain arrêté dans l’enclave espagnole de Melilla en 2008, sur la base d’accusations de trafic d’armes au profit d’un réseau islamiste, purge actuellement une peine de 12 ans de prison pour "terrorisme". Il affirme lui aussi avoir signé des aveux sous la torture.

Selon AI, Ali Aarrass, emprisonné à Salé, près de Rabat, a également observé une récente grève de la faim, interrompue début août après une visite d’un représentant du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), un organisme institutionnel marocain.

La semaine passée, plusieurs dizaines de familles de détenus salafistes ont manifesté à Rabat afin de réclamer la libération de leurs proches, pour la plupart arrêtés après les attentats du 16 mai 2003 à Casablanca, réfutant les accusations à leur encontre.

(Avec AFP)

 

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