Politique

Reprise des négociations entre le gouvernement congolais et le M23

Les pourparlers entre le gouvernement de la RDC et les rebelles du M23, interrompus depuis mai, ont repris ce mardi à Kampala, en Ouganda.

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Mis à jour le 10 septembre 2013 à 18:37

Le chef de la délégation du M23 René Abandi le 9 juin 2013 à Kampala. © AFP

Après quatre mois d’interruption, les négociations entre les autorités de la République démocratique du Congo (RDC) et le mouvement rebelle du M23 ont repris, mardi 10 septembre, à Kampala, la capitale ougandaise.

Les deux délégations sont arrivées séparément et se sont engouffrées immédiatement dans une salle de réunion de l’hôtel de Munyonyo, faubourg de la capitale ougandaise sur les rives du lac Victoria, qui abrite les pourparlers. Était également présent le ministre ougandais de la Défense, Crispus Kiyonga, qui préside les discussions.

"Les pourparlers de paix ont repris et nous nous attendons à beaucoup de progrès", a déclaré Crispus Kiyonga juste avant d’entrer dans la salle, où la réunion se tenait à huis clos.

Les chefs d’État de la Conférence internationale sur les Grands Lacs (CIRGL), dont le président congolais, Joseph Kabila, avaient exigé le 5 septembre, au cours d’un sommet à Kampala, la reprise sous trois jours des pourparlers entre Kinshasa et le Mouvement du 23-mars (M23). Depuis mai 2012, les deux camps s’affrontent dans la province minière orientale du Nord-Kivu.

Conclusion des pourparlers sous 14 jours

Les dirigeants des onze pays membres de la CIRGL (Angola, Burundi, Centrafrique, Congo, RDC, Kenya, Rwanda, Soudan, Tanzanie, Ouganda, Zambie) ont également demandé que les discussions soient conclues dans les 14 jours.

Fin août, l’armée congolaise (FARDC), épaulée par une nouvelle brigade d’intervention déployée par l’ONU pour éradiquer les groupes armés de l’est congolais, a mené une offensive pour déloger le M23 des abords de Goma, capitale du Nord-Kivu. Les rebelles s’en étaient emparé durant une dizaine de jours, fin novembre 2012, avant d’accepter de se retirer contre l’ouverture de négociations avec Kinshasa. L’opération militaire du mois d’août avait repoussé le M23 à une trentaine de kilomètres de Goma.

Le M23 est formé d’anciens rebelles du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), intégrés au sein des FARDC après un accord signé le 23 mars 2009. Ils se sont mutinés en avril 2012, estimant que Kinshasa n’avait pas respecté les termes de l’accord et ont formé le M23 un mois plus tard.

Le Rwanda a été accusé par l’ONU et Kinshasa de soutenir militairement le M23. Kigali a toujours démenti, tout comme l’Ouganda, dont l’implication au côté du M23 a également été dénoncée.

(Avec AFP)