Politique

Benghazi : une forte explosion près d’un bâtiment du ministère libyen des Affaires étrangères

Benghazi à la veille de l'explosion du 11 septembre 2013. © AFP

Une forte explosion, provoquée par une voiture piégée, s'est fait entendre, mercredi matin, près d'un bâtiment dépendant du ministère libyen des Affaires étrangères à Benghazi. Cette attaque, qui n' pas fait de victimes, intervient une année jour pour jour après l'attentat contre le consulat américain de la ville.

Mis à jour à 19h00.

Benghazi est de nouveau secoué par un attentat. Une voiture piégée a explosé, mercredi 11 septembre au matin, devant un bâtiment dépendant du ministère libyen des Affaires étrangères.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a qualifié l’attentat d’"acte terroriste lâche qui vise à porter atteinte à la souveraineté de l’État et de lui donner une image de chaos". Un porte-parole des services de sécurité à Benghazi, le colonel Abdallah al-Zayedi, a précisé que l’explosion avait provoqué d’importants dégâts sans toutefois faire de victimes.

Une grande partie du bâtiment a été détruit. Le siège local de la Banque centrale, situé à proximité, a également été endommagé.

Date anniversaire

L’attentat coïncide avec le premier anniversaire d’une attaque contre le consulat des États-Unis à Benghazi dans laquelle l’ambassadeur et trois autres Américains avaient trouvé la mort.

Un responsable du ministère des Affaires étrangères a précisé que le bâtiment visé abritait le consulat américain jusqu’au début des années 1970, du temps du roi Idriss Senoussi. Le consulat avait été fermé par le dictateur déchu Mouammar Kadhafi, quelques années après son arrivée au pouvoir en 1969. D’après le responsable ministériel, ceux qui ont perpétré cette attaque veulent adresser un message selon lequel les représentations diplomatiques ne sont pas en sécurité à Benghazi.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, Benghazi, berceau de la révolution libyenne, est le théâtre de plusieurs explosions et d’une vague d’assassinats et d’attaques ciblant des juges, des militaires et des policiers ayant servi sous le régime déchu. Des actions sont également menées contre des diplomates et des intérêts occidentaux.

(Avec AFP)

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte