Politique

Mali : affrontements entre l’armée et le MNLA près de la frontière mauritanienne

Un soldat de l'armée malienne prépare des munitions avant une patrouille dans le nord du Mali. © PASCAL GUYOT/AFP

Des affrontements ont eu lieu entre des soldats maliens et des éléments du MNLA dans la zone de Foïta, près de la frontière avec la Mauritanie. Des tensions qui surviennent alors que le gouvernement annonce que des Assises du Nord se tiendront dans deux mois.

Les versions des deux belligérants divergent, mais une chose est sûre : des affrontements ont eu lieu entre des militaires maliens et des rebelles du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) près de la frontière mauritanienne, mercredi 11 septembre au matin. Il s’agirait d’"escarmouches", selon les premiers, d’une "attaque à l’arme lourde", selon les seconds, qui affirment avoir fait 11 victimes dans les rangs de l’armée, et ne concédent qu’un blessé parmi eux.

Pour le porte-parole de l’armée malienne, le lieutenant-colonel Souleymane Maïga, chef de la Direction de l’information et des relations publiques de l’armée (Dirpa), il n’y a cependant eu aucun accrochage avec le MNLA mais avec des "bandits" dans le cadre de "patrouilles militaires d’envergure sur le terrain dans le cadre de la sécurisation des biens et des populations", menées depuis lundi "notamment dans le nord du Mali". Dans ces zones, "des hommes armés troublent le sommeil des populations", a-t-il expliqué à l’AFP, et lors des opérations de sécurisation, "des explosifs ont été découverts et des personnes interpellées".

Le MNLA se dit avoir été "encerclé" dans un camp de cantonnement de ses troupes situé dans la zone de Foïta, près de la frontière mauritanienne, à quelque 200 km au Nord-Ouest de Mopti. Le mouvement rebelle prétend avoir obtenu il y a quelques jours l’accord du gouvernement d’y regrouper ses troupes, dans le cadre des accords de Ouagadougou du 18 juin 2013. Mais l’armée répond qu’elle n’a pas été informée de cette décision.

Les Assises du Nord dans deux mois

C’est dans ce contexte tendu que des négociations doivent s’ouvrir prochainement entre les rebelles du Nord et Bamako. Si celles-ci (toujours selon les accords de Ouagadougou) doivent se tenir dans un délai de 60 jours après la formation du gouvernement, le 8 septembre, aucune date n’a encore été fixée. Interrogé par RFI, jeudi matin, le nouveau ministre malien de la Réconciliation nationale et du Développement du Nord, Cheick Oumar Diarra, a cependant précisé le calendrier du gouvernement concernant deux autres rendez-vous très attendus.

"Nous allons organiser les États-généraux de la décentralisation dans un délais d’un mois, avec discussions sur des transferts de compétence dans les domaines économiques, culturels et sociaux", a-t-il déclaré. Refusant de parler d’autonomie il a précisé que "la décentralisation apparaissait dans l’immédiat comme étant adaptable au contexte malien". Quant aux Assises nationales du Nord, elles auront lieu après, "dans deux mois", après que la Commission vérité et réconciliation se sera rendue dans toutes les régions concernées pour y organiser des rencontres préparatoires.

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