Politique

Mali : investi en grande pompe, IBK remercie la communauté internationale

Prestation de serment d'IBK, le 4 septembre 2013 à Bamako.

Prestation de serment d'IBK, le 4 septembre 2013 à Bamako. © AFP

Après la prestation de serment, la deuxième étape de la cérémonie d’investiture d’Ibrahim Boubacar Keïta (IBK) s’est déroulée jeudi 19 septembre à Bamako, en présence de François Hollande et d’une vingtaine de chefs d’État africains. L’occasion pour le nouveau président malien de remercier les pays qui ont aidé le Mali à chasser les islamistes du nord du pays.

Élu en août dernier au terme d’un scrutin sans incident majeur, Ibrahim Boubakar Keïta (IBK) a prêté serment le 4 septembre. Ce n’était que la première étape de son investiture qui s’est poursuivie, le 19 septembre, par une cérémonie "populaire" dans le grand stade de la capitale devant près de 50 000 spectateurs.

Lors de son discours de circonstance, IBK a tenu à remercier la France pour l’intervention de son armée au Mali. Un "merveilleux retour de fraternité", a lancé le nouveau président qui a également salué, au nom du "Mali entier" l’implication de l’armée tchadienne dans la stabilisation de la partie nord du pays. "Merci à [tous] ceux qui n’ont pas hésité à envoyer leurs enfants combattre pour un Mali libre et démocratique", a-t-il répété, promettant de "respecter et de faire respecter la Constitution malienne, inch’allah."

Arrivé à la mi-journée à Bamako, le président français François Hollande, l’un des invités de marque à ces festivités, a lancé devant la foule : "Nous avons gagné cette guerre. (…) Nous sommes à son aboutissement, car c’est une victoire, une grande victoire pour le Mali que nous fêtons aujourd’hui", a estimé celui qui a envoyé en janvier ses troupes soutenir les forces maliennes face aux groupes islamistes armés qui occupaient le nord du Mali.

>> Mali : revivez la seconde investiture d’IBK

Le Mali a choisi son président"

"Aujourd’hui, le Mali a pris son destin en main, il a choisi son président", a ajouté François Hollande, assurant que Paris restera aux côtés de Bamako et accompagnera les Maliens dans plusieurs domaines, citant le développement, la démocratie, la réconciliation.

Parmi les chefs d’État invités, étaient présents notamment le Tchadien Idriss Deby Itno, dont les troupes ont été, avec les Français, le fer de lance de l’opération anti-jihadiste, l’Ivoirien Alassane Ouattara, président en exercice de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), et le roi Mohammed VI du Maroc, qui se déplace rarement pour ce genre d’événement.

À Bamako, les festivités d’investiture d’IBK sont perçues par beaucoup de Maliens comme une manière de rendre hommage "en terre malienne" à François Hollande pour l’engagement militaire français qui, selon l’expression populaire désormais à la mode, les a "extraits d’entre les cuisses d’un éléphant".

La Centrafrique en invité surprise

En marge des festivités, et profitant de son passage de quelques heures sur le continent, François Hollande et plusieurs de ses homologues africains se réuniront pour un mini-sommet sur la Centrafrique, pays qui sombre inexorablement dans le chaos depuis la prise du pouvoir par la coalition rebelle de la  Séléka en mars dernier.

La France veut à cette occasion, selon l’entourage du président français, "encourager" le Tchad, le Gabon et le Cameroun – principaux contributeurs de la force actuellement en cours de déploiement en Centrafrique sous l’égide de l’Union africaine. François Hollande "veut les encourager dans cette démarche, voir ce dont ils ont besoin et voir comment porter le sujet aux Nations unies", qui tient son assemblée générale la semaine prochaine à New York.

L’idée est de "permettre à cette force de s’appuyer sur une résolution du Conseil de sécurité", a ajouté la même source.

(Avec AFP)

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