Politique

Des casques bleus tchadiens sont accusés d’abus sexuel au Mali

Des militaires tchadiens sont entendus par les responsables de la Minusma, la force de l’ONU déployée au Mali, pour abus sexuels et mauvaise conduite. Une femme a porté plainte pour une attaque dont elle aurait été victime entre les 19 et 20 septembre.

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Mis à jour le 25 septembre 2013 à 09:28

Des soldats de la Minusma, le 14 juillet à Paris. © AFP

Les dérapages fréquents en zone de guerre, par les soldats qui forment les troupes des Casques bleus de l’ONU, pourraient avoir contaminé la Minusma, la force déployée au Mali. Certains soldats tchadiens sont accusés d’abus sexuels et de mauvaise conduite envers une femme, selon un document de presse de l’ONU consulté par l’AFP.

"La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) a indiqué lundi 23 septembre que des allégations de mauvaise conduite ont été portées la semaine dernière à l’encontre de certains de ses Casques bleus, notamment d’un cas d’abus sexuel", a rapporté le Centre d’actualités de l’ONU sur son site Internet.

D’après le document, le "cas d’abus sexuel" signalé "se serait produit les 19 et 20 septembre à Gao, une ville du nord-est du pays. La Mission a immédiatement entrepris de déterminer les faits et réunir des éléments de preuve, tout en prêtant assistance à la victime déclarée."

Selon des informations recueillies par RFI, ce sont des militaires tchadiens qui sont actuellement retenus et interrogés. Ils ont été reconnus et désignés par la victime, comme faisant partie de ses attaquants. "Les pays contributeurs de troupes portent la responsabilité d’ouvrir une enquête et de veiller à prendre les mesures disciplinaires et judiciaires appropriées si les allégations s’avéraient fondées", a affirmé M. Nesirky.

La Minusma "adhère au code de conduite le plus élevé possible pour tous ses personnels, militaires, policiers et civils. Le Secrétaire général a une politique de tolérance zéro pour toute forme d’abus et d’exploitation sexuels", a-t-il ajouté.

Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU, "examine ce problème avec le plus grand sérieux", a indiqué lundi Martin Nesirky, son porte-parole.

(Avec AFP)