Diplomatie

Dans ses mémoires, Cécilia Attias, ex-Sarkozy, raconte sa rencontre avec Kadhafi

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Cécilia Attias à Sofia, en 2007.

Cécilia Attias à Sofia, en 2007. © AFP

Cécilia Attias, ex-épouse de l’ancien président français Nicolas Sarkozy, va publier le 9 octobre ses mémoires d’ex-première dame de France. En préambule d’une grosse campagne de promo, l’hebdomadaire français « Le Point » a ouvert la marche avec la publication, jeudi, des bonnes feuilles d' »Une envie de vérité ». On peut y lire le récit des coulisses surréalistes de la libération des infirmières bulgares détenues en Libye par Mouammar Kadhafi.

Lorsqu’elle quitte Nicolas Sarkozy et l’Élysée en 2007, usée par la vie politique, l’ex-première dame de France choisit de disparaître des radars médiatiques français après les avoir occupés pendant de longs mois. La suite de l’histoire, on la connaît : Cécilia Ciganer-Albeniz refait sa vie avec l’homme d’affaires Richard Attias, qu’elle épouse en 2008, et s’installe à New-York, loin des tracasseries de la vie au château.

Il aura donc fallu attendre six ans pour voir revenir Cécilia sur le devant de la scène française avec une autobiographie intitulée « Une envie de vérité ». Une publication qui, avant même sa sortie, dit-on, a affolé tout le landernau politico-médiatique hexagonal. Qu’allait-elle pouvoir révéler ?

Les bonnes feuilles publiées par Le Point, le 3 octobre, devraient calmer un peu les inquietudes. Rien de très croustillant à se mettre sous la dent, aucune révélation fracassante. À Jeune Afrique, on retiendra surtout le passage consacré à la libération des infirmières bulgares détenues par Mouammar Kadhafi en Libye. Le récit est digne d’un épisode de la série Homeland. Cécilia Attias, ex-Sarkozy, raconte comment elle s’est rendue seule – et on sait maintenant tout ce que cela pouvait comporter comme dangers, même pour une femme d’État – à un rendez-vous au sinistre palais de Tripoli, laissant sur le trottoir un Claude Guéant mort d’inquiétude, « une mèche dressée toute droite sur la tête ».

>> À lire aussi : Libye : Mouammar Kadhafi, prédateur sexuel

Elle décrit un face à face surréaliste avec « le vieil athlète décrépit », pendant lequel elle mène les échanges, l’inonde de reproches tout en l’avertissant des conséquences diplomatiques auxquelles il devrait faire face s’il venait à s’approcher d’elle. « Créer un rapport de force (…) c’est la seule manière de venir à bout de cet homme », explique-t-elle.

Intéressé par une visite de Nicolas Sarkozy en Libye, qu’elle conditionne aussitôt à la libération des infirmières bulgares, le Guide cède plutôt facilement et lui lance : « Voilà, je vous les donne ! Vous êtes contente ? »

Good job Cécilia.

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Jean-Sébastien Josset

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