Politique

Législatives en Guinée : le RPG d’Alpha Condé en tête

Décomptes des bulletins de vote, le 28 septembre 2013 à Conakry.

Décomptes des bulletins de vote, le 28 septembre 2013 à Conakry. © AFP

Selon des résultats partiels provisoires, le RPG, parti au pouvoir en Guinée, est en tête des élections législatives du 28 septembre. L’opposition exige d’ores et déjà l’annulation du scrutin pour fraude.

Selon les chiffres provisoires communiqués dimanche 6 octobre par la Commission électorale nationale indépendante (Céni), le Rassemblement du Peuple de Guinée (RPG), le parti du président Alpha Condé, est sorti en tête du scrutin uninominal visant à élire 38 députés. Les 76 sièges restant seront attribués à la proportionnelle au plus fort reste.

Sur les 31 sièges (sur 38) déjà attribués, 16 ont été remportés par le RPG. Les autres reviennent au principal parti d’opposition, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, 12 sièges), à l’Union des Forces républicaines (UFR, 2) et à l’Union pour le Progrès de la Guinée (UPG, 1).

Huit jours après le scrutin, la Céni, comme les experts internationaux qui appuient le processus électoral en Guinée, se refusent toujours à toute projection sur le résultat final de ces élections législatives, les premières depuis plus de dix ans. Le RPG avait nénamoins revendiqué sa victoire dès vendredi, assurant avoir la "majorité" assurée dans le futur parlement. 

La crainte d’une explosion de violences

L’UFDG, l’UFR, et l’UPG, rassemblés au sein d’une "opposition républicaine", ont d’ores et déjà réclamé l’annulation du scrutin en invoquant des fraudes massives. En cas de rejet de leur demande, ils ont menacé d’appeler à des manifestations, laissant craindre une explosion de violence dans le pays. Une cinquantaine de personnes ont déjà été tuées depuis le début de l’année dans des troubles liés au processus électoral.

La lenteur de la publication des résultats des élections a encore accru la tension entre les différents camps. Certaines circonscriptions, dont les résultats n’ont toujours pas été révélés, pourraient s’avérer cruciales pour l’équilibre politique de la future Assemblée. Matoto, quartier populaire de Conakry qui représente à lui seul 7% de l’électorat du pays, en fait notamment partie.

(Avec AFP)

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