Politique

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan a été libéré

| Par Jeune Afrique
Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, le 14 décembre 2012 à Tripoli.

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, le 14 décembre 2012 à Tripoli. © Reuters

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, enlevé jeudi au petit matin dans un hôtel de Tripoli par un groupe d’hommes armés, a été libéré après quelques heures de captivité.

Le Premier ministre libyen Ali Zeidan, enlevé jeudi 10 octobre à l’aube à l’hôtel Corinthia de Tripoli, a été libéré par ses ravisseurs quelques heures plus tard. Des groupes d’anciens rebelles libyens avaient annoncé l’avoir arrêté en représailles à la capture d’un responsable libyen d’Al-Qaïda, Abou Anas al-Libi, par un commando de l’armée américaine.

"Il est libéré. Mais nous ne disposons pas encore de détails sur les circonstances de sa libération", a indiqué Mohamed Abdelaziz, ministre libyen des Affaires étrangères. De son côté, le porte-parole du gouvernement, Mohamed Kaabar, cité par l’agence libyenne Lana, a toutefois déclaré qu’Ali Zeidan avait été libéré et non relâché par ses ravisseurs, laissant entendre qu’une opération avait eu lieu.

La Chambre des révolutionnaires de Libye, une milice constituée d’ex-rebelles, avait rapidement revendiqué le rapt, précisant qu’Ali Zeidan était "en bonne santé" et qu’il serait "bien traité". "Son arrestation survient après la déclaration de John Kerry concernant la capture d’Abou Anas Al-Libi, après qu’il a dit que le gouvernement libyen était informé de cette opération", avait indiqué un porte-parole de cette brigade, officieusement placée sous autorité du ministère de l’Intérieur.

L’affaire Abou Anas

Ce bref enlèvement intervient cinq jours après la capture à Tripoli d’Abou Anas al-Libi, un chef libyen d’Al-Qaïda, par un commando de forces spéciales américaines. Cette affaire a provoqué la colère d’ex-rebelles et de milices pro-islamistes en Libye, qui accusent le gouvernement d’avoir été informé en amont de cette opération sensible.

Mardi, le Congrès général national, la plus haute autorité politique du pays, a enjoint Washington de lui remettre immédiatement Abou Anas Al-Libi. De son côté, Ali Zeidan avait aussi critiqué l’opération américaine, mais de façon moins frontale.

De son vrai nom Nazih Abdul Hamed al-Raghie, Abou Anas al-Libi était recherché par les États-Unis depuis plusieurs années. Washington l’accue d’être impliqué dans les attentats meurtriers de 1998 contre les ambassades américaines en Tanzanie et au Kenya (plus de 200 morts).

(Avec AFP)

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