Politique

Mali : une dizaine d’islamistes tués par les forces spéciales françaises

Un convoi de l'armée française au Mali entre Tombouctou et Douentza, le 4 février 2013. © AFP

Dans le cadre de l'opération Serval en cours au Mali, les forces spéciales françaises ont participé, début octobre, à des combats au nord de Tombouctou. Bilan : une dizaine de combattants islamistes tués.

Les combattants islamistes ont affronté, le 1e octobre, les forces spéciales françaises au nord de Tombouctou. "L’accrochage, qui a duré plusieurs heures et a impliqué un hélicoptère et des troupes au sol, a conduit à la neutralisation d’une dizaine de combattants qui cherchaient à fuir à bord d’un pick-up après avoir été repérés, dans la région de Douaya", a confirmé le colonel Gilles Jaron, porte-parole de l’état-major de l’armée française.

Un groupement tactique de Serval patrouillait le matin dans la région lorsqu’il a été informé de la présence de groupes terroristes sur le marché de Douaya (700 km au Nord-Est de Bamako). Un hélicoptère a été envoyé sur place, ce qui provoqué la fuite de plusieurs pick-up.

"Tous se sont battus jusqu’à la fin"

"L’un d’entre eux a fini par être repéré en milieu de journée. Très rapidement, il nous est apparu (…) que le pick-up contenait des éléments armés et de toute évidence, appartenant à un groupe armé terroriste", a expliqué le colonel Gilles Jaron. "Après des tirs de sommation de l’hélicoptère pour tenter d’arrêter le véhicule, les combattants sont descendus du pick-up et ont ouvert le feu sur l’hélicoptère", a-t-il relaté.

"Tous se sont battus jusqu’à la fin, sans, à aucun moment, faire signe ou tenter de se rendre", a expliqué le colonel, laissant entendre de la sorte que les combattants ont été tués. Les combattants islamistes à bord des autres pick-ups ont en revanche réussi à fuir.

Environ 3 200 militaires français sont encore présents sur le sol malien dans le cadre de l’opération Serval, intervention militaire française lancée en janvier à la demande du président malien Dioncounda Traoré. Leur nombre doit être ramené à un millier d’ici fin 2013.

Ils poursuivent des missions de sécurisation visant à affaiblir durablement les groupes islamistes armés et à poursuivre le transfert progressif aux contingents de la Minusma, la mission des Nations unies pour la stabilisation au Mali, composée de forces africaines.

(Avec AFP)

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