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Maroc : Christopher Ross débute sa tournée sur le Sahara par des entretiens à Rabat

| Par Jeune Afrique
Christopher Ross, l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental.

Christopher Ross, l'envoyé personnel du secrétaire général de l'ONU pour le Sahara occidental. © AFP

Christopher Ross, négociateur de l’ONU sur la question du Sahara occidental, a entamé lundi une nouvelle tournée régionale par des entretiens avec des responsables marocains.

L’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross, a débuté lundi 15 octobre à Rabat des entretiens avec des responsables marocains, dans le cadre d’une nouvelle tournée visant à sortir le dossier sahraoui de l’impasse. Le diplomate américain a rencontré les nouveaux ministres des Affaires étrangères et de l’Intérieur, Salaheddine Mezouar et Mohamed Hassad, ainsi que les présidents des deux chambres du Parlement, selon l’agence de presse MAP.

Si son programme exact n’a pas été communiqué, une source officielle a indiqué à l’AFP que l’émissaire onusien devrait prendre mardi la direction de l’Algérie, et notamment de Tindouf (sud-ouest), où se trouvent les camps de réfugiés sahraouis. D’après cette même source, il n’est attendu qu’à partir de vendredi soir à Laâyoune, la plus grande ville du Sahara occidental, où il aura des entretiens durant le week-end avec des responsables politiques et des représentants de la société civile.

Négociations tumultueuses

Il s’agit de la première tournée régionale de M. Ross depuis le renouvellement par le Conseil de sécurité, au printemps dernier, du mandat de la Minurso, la mission de l’ONU présente dans la région depuis 1991. Cette décision avait été précédée d’une brusque montée de tensions, à la suite d’un projet américain prévoyant d’élargir ce mandat aux droits de l’Homme. Vivement combattu par Rabat, il avait été abandonné, la résolution se contentant de demander au Maroc d’améliorer la situation. L’an dernier, le Maroc avait par ailleurs désavoué Christopher Ross, l’accusant de partialité.

Les négociations sur le sort du Sahara occidental sont actuellement dans l’impasse : le Maroc propose un large plan d’autonomie, mais il est rejeté par les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l’Algérie, qui réclament un référendum d’autodétermination.

Lundi, Alger a de nouveau exprimé son soutien à l’intensification des efforts de M. Ross pour trouver une solution qui permette au peuple sahraoui de déterminer librement son avenir dans le cadre d’un référendum juste, transparent et sans entrave. « L’Algérie est résolument et catégoriquement attachée au droit des peuples à l’autodétermination, » a rappelé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Amar Belani.

Mohammed VI en première ligne

Vendredi devant le Parlement, le roi Mohammed VI a jugé la situation actuelle difficile pour le Maroc, et exhorté les élus à la mobilisation. « La question du Sahara s’est trouvée cette année en butte à des défis majeurs que nous avons pu relever, » a dit le souverain, en référence à la controverse sur le mandat de la Minurso. « Mais on ne devrait pas (…) céder à un optimisme béat. Rien n’est encore tranché. Les manœuvres des adversaires de notre intégrité territoriale ne vont pas s’arrêter, » a-t-il ajouté.

Des consultations sur le Sahara occidental sont prévues le 30 octobre au Conseil de sécurité de l’ONU. Ce conflit empoisonne les relations entre Alger et Rabat, entravant la mise en œuvre de l’Union du Maghreb arabe (UMA), entre autres.

Colonie espagnole jusqu’en 1976, le Sahara occidental est sur la liste de l’ONU des territoires non autonomes, mais n’a toujours pas de statut juridique unanimement reconnu au niveau international.

(Avec AFP)
 

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