Politique

Le président de l’Autorité palestinienne invite le pape François en Terre sainte

| Par Jeune Afrique
Mahmoud Abbas et le pape François, le 17 octobre.

Mahmoud Abbas et le pape François, le 17 octobre. © AFP

Quelques mois après le président israélien Shimon Peres, le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a invité, jeudi, François à se rendre en Terre sainte. Une nouvelle invitation qui renforce les chances de voir le souverain pontife se rendre dans la région.

Après Simon Peres, le président libanais Michel Sleimane, le roi Abdallah de Jordanie, Mahmoud Abbas est le quatrième dirigeant du Proche-Orient à être reçu par le pape argentin François.

Cette visite, jeudi 17 octobre, intervient alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit être reçu au Vatican le 23 octobre.

"Je l’ai invité en Terre sainte, a déclaré Mahmoud Abbas au ministre des Affaires étrangères du pape, Mgr Dominique Mamberti, à l’issue de sa première rencontre d’une demi-heure avec le pape", selon les journalistes présents.

Comme il l’avait fait avec d’autres hôtes officiels, François avait offert auparavant au président de l’Autorité palestinienne un stylo : "un stylo, a-t-il expliqué, parce que certainement vous allez avoir à signer tant de choses." Ce à quoi Mahmoud Abbas a alors répondu : "j’espère signer avec ce stylo l’accord de paix avec Israël."

Le communiqué publié par la suite par le Saint-Siège n’évoque cependant pas l’invitation du président palestinien. Il exprime en revanche l’espoir que la reprise du processus de négociations entre Palestiniens et Israéliens, après trois années de gel, produise les résultats escomptés pour parvenir à une solution juste et durable du conflit.

Si un tel voyage du pape en Terre sainte n’a pas été officiellement annoncé par le Vatican, le pape a déjà émis le souhait de s’y rendre en 2014. Dans l’avion qui le ramenait du Brésil fin juillet, le souverain pontife avait expliqué qu’il aimerait s’y rendre avec le patriarche de Constantinople Bartholomée, cinquante ans après la visite de Paul VI et du patriarche Athénagoras.

Cette visite historique, en janvier 1964, avait marqué le rapprochement entre catholiques et orthodoxes.

Des visites très attendues dans la région

Le communiqué du Vatican évoque par ailleurs une grave inquiétude pour la Syrie tout en formulant le souhait que la logique du dialogue et de la réconciliation l’emporte sur la logique des violences.

Des informations, non confirmées, de source catholique en Terre sainte ont évoqué une possible visite de François au printemps prochain en Jordanie, où il pourrait visiter un camp de réfugiés syriens. D’autres, de sources maronites, espèrent une étape au Liban pour prêcher la réconciliation et encourager les chrétiens. Aucun de ces déplacement n’a été pour l’heure confirmé.

Le pape François a également reçu, depuis son élection, des appels à se rendre en Irak par les patriarches locaux.

>> À lire aussi : Vatican : les trois chantiers du nouveau pape François

Le pontificat de François suscite de grandes attentes en Palestine même. Une lettre ouverte avait été adressée en avril par la communauté palestinienne chrétienne des environs de Bethléem (Cisjordanie) contre une décision israélienne de bâtir un mur de sécurité qui va séparer Bethléem de la ville de Jérusalem au profit de colonies.

La commission bilatérale Saint-Siège / Palestine s’était réunie fin septembre, avec à son ordre du jour l’élaboration d’un accord global sur l’activité de l’Église, au sujet duquel le Saint-Siège a fait état jeudi de progrès.

En février 2013, pour la première fois, le Saint-Siège avait employé le terme d’État de Palestine, après la reconnaissance par l’ONU d’un nouveau statut pour la Palestine.

(Avec AFP)

 

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