Politique

Libye : le chef de la police militaire tué à Benghazi

| Par Jeune Afrique
Une voiture piégée avait déjà explosé le 11 octobre, devant le consulat de Suède à Benghazi.

Une voiture piégée avait déjà explosé le 11 octobre, devant le consulat de Suède à Benghazi. © Reuters/Esam Al-Fetori

Le chef de la police militaire libyenne a été tué vendredi par balles à Benghazi, dans l’est de la Libye, selon un porte-parole des services de sécurité.

"Le chef de la police militaire, le colonel Mustapha al-Barghathi, a été tué devant chez lui par des balles tirées par des inconnus", a déclaré à l’AFP vendredi 18 octobre le colonel Abdallah al-Zaidi. La victime, touchée à la tête et à la poitrine, a succombé à ses blessures à l’hôpital al-Jala, a précisé M.Zaidi.  

Mustapha al-Barghathi avait été le premier officier de l’armée de l’ancien régime à former un groupe de combattants contre les forces du dictateur déchu Mouammar Kadhafi, après le déclenchement de l’insurrection libyenne en février 2011, a ajouté M. Zaidi.

Benghazi, bastion du terrorisme

Benghazi, bastion de la révolution libyenne, est devenue le théâtre quotidien d’attaques et d’assassinats contre l’armée et la police. Des représentations diplomatiques et des intérêts occidentaux ont également été visés ces deux dernières années par des attentats, souvent attribués à des islamistes extrémistes, bien que jamais revendiqués. Le dernier en date a été perpétré le 11 octobre : une voiture piégée avait explosé sans faire de victimes devant le consulat de Suède, une des rares représentations diplomatiques encore ouvertes à Benghazi.

La multiplication des attaques visant des diplomates, dont celle qui a coûté la vie à l’ambassadeur américain Chris Stevens, le 11 septembre 2012, a en effet poussé la plupart d’entre eux à quitter Benghazi. Deux ans après le renversement du colonel Mouammar Kadhafi, les autorités de transition peinent à faire régner l’ordre. Même le Premier ministre Ali Zeidan, a été brièvement enlevé, le 10 octobre… Les forces de sécurité s’avèrent inefficaces, engagées dans un bras de fer avec des milices armées qu’elles n’arrivent pas à contrôler.

 

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