Politique

RDC : « Vers un échec » des négociations de Kampala avec le M23, selon un responsable congolais

Le représentant du M23, René Abandi (G), à Kampala, le 17 septembre 2013. © Isaac Kasamani/AFP

Les négociations de Kampala entre la RDC et le M23 seraient au bord de l'échec, à en croire les paroles, dimanche, d'un haut responsable congolais. La veille, les rebelles avaient pourtant fait état de progrès dans les discussions.

Mis à jour à 09h01.

À Kinshasa, l’enthousiasme du communiqué publié par le M23 le 19 octobre, faisant état de "grandes avancées" dans les pourparlers de Kampala, est loin d’être partagé. La RDC a répondu à cette prise de position très négativement, dimanche soir, par le biais d’un haut responsable qui n’a pas souhaité être cité. "On s’achemine lentement mais sûrement vers un échec", a déclaré celui-ci depuis la capitale ougandaise où il participe aux négociations.

"Face aux concessions du gouvernement, le M23 met sur la table de nouvelles revendications", ajoute-t-il, indiquant que la rébellion avait "refusé la dernière proposition" de la médiation ougandaise, avalisée par Kinshasa. Il assure même que si rien n’évoluait rapidement, le ministre congolais des Affaires étrangères, Raymond Tshibanda, pourrait quitter prochainement Kampala où il était arrivé mardi pour négocier un accord final avec les rebelles, après une réouverture des discussions le 10 septembre, après plusieurs mois d’arrêt.

Amnistie et réintégration

La nouvelle session de discussions était censée durer deux semaines, cela fera bientôt un mois que ce délais est passé. La principale pierre d’achoppement est la question de l’amnistie à accorder aux rebelles et surtout celle de leur incorporation dans l’armée. Soutenu par la communauté internationale, Kinshasa refuse fermement d’accorder l’impunité aux principaux responsables de la rébellion. Mais aucun négociateur du M23 n’a pu être sollicité dimanche soir pour donner la version de la partie rebelle.

Mais sur le terrain, des mouvements de troupes font craindre une reprise des affrontements, après qu’un hélicoptère de la Monusco a été pris pour cible, vendredi 18 octobre, par des tirs d’origine inconnue. Dans un communiqué, l’ONU a fait part de son inquiétude, lundi. Les envoyés spéciaux de l’organisation internationale "s’inquiètent de l’instabilité de la région et espèrent que des progrès supplémentaires peuvent être faits dans les jours qui viennent sur les questions importantes en suspens. (…) Ils mettent en garde contre tout acte de provocation et exhortent les parties à faire preuve d’une retenue maximale sur le terrain pour permettre la conclusion de leur dialogue", indique le texte.

(Avec AFP)

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