Politique

Tunisie : plusieurs gendarmes tués dans des affrontements près de Sidi Bouzid

Des gendarmes de la Garde nationale tunisienne. © DR

Selon plusieurs sources locales, sept gendarmes tunisiens ont été tués mercredi dans des affrontements avec des combattants armés à Sidi Ali Ben Aoun, dans la région de Sidi Bouzid (centre-ouest).

Mis à jour le 23/10 à 18h

Sept membres de la Garde nationale tunisienne, l’équivalent de la gendarmerie, ont été tués, mercredi 23 octobre, lors de combats avec des inconnus armés à Sidi Ali Ben Aoun, dans le gouvernorat de Sidi Bouzid. Selon la télévision d’État Wataniya-1, citant les forces de sécurité, deux combattants ont aussi été tués.

D’après une source policière présente sur les lieux, les gendarmes ont "essuyé des tirs alors qu’ils allaient effectuer une descente dans une maison de Sidi Ali Ben Aoun". Le groupe armé y serait toujours retranché et les combats se poursuivaient en fin d’après-midi.

La semaine dernière deux gendarmes avaient déjà été tués par un groupe terroriste dans des circonstances similaires près de Béja (70 km à l’ouest de Tunis). Une opération militaire dans les jours qui avaient suivi avait fait neuf morts parmi les combattants clandestins.

Les pourparlers politiques en suspens

Les affrontements de mercredi interviennent alors que devait s’ouvrir de très attendus pourparlers politiques entre les islamistes d’Ennahdha qui dirigent le gouvernement et l’opposition. Ces négociations doivent résoudre la profonde crise politique dans laquelle le pays est englué depuis l’assassinat, le 25 juillet dernier, du député d’opposition Mohamed Brahmi.

Le Premier ministre, qui était censé s’engager à démissionner pour permettre le début de ces négociations, ne s’était toujours pas exprimé à 15h00 GMT alors que ses services avaient annoncé une déclaration publique pour 13h30 GMT. Aucune explication pour ce retard n’a été donnée dans l’immédiat. Selon plusieurs sources, Ali Larayedh aurait annulé son discours en raison des évènements meurtriers à Sidi Ali Ben Aoun.

(Avec AFP)

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