Politique

Centrafrique : avec l’Urca, Anicet Dologuélé entérine son retour sur la scène politique

L'ancien Premier ministre, Anicet Dologuélé. © AFP

L'Assemblée constitutive de l'Union pour le renouveau centrafricain (Urca) s'est tenue à Bangui du 23 au 25 octobre. L'ancien Premier ministre, Anicet Georges Dologuélé, en est le président et il compte bien se servir de ce nouveau parti comme rampe de lancement pour la prochaine élection présidentielle.

 La présidentielle dans le viseur, Anicet Georges Dologuélé a clôturé l’Assemblée constitutive de son nouveau parti, l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), qui s’est déroulée du 23 au 25 octobre à l’hôtel Ledger de Bangui, par un discours sans équivoque. "Pour édifier cette nouvelle Centrafrique, une rupture radicale avec les mauvaises pratiques de gouvernance qui ont conduit le pays dans l’abîme s’impose, a-t-il scandé devant un parterre de 300 invités. Il s’agit là d’un grand défi que je m’engage à faire relever".

Dologuélé a toutefois tenu à faire amande honorable. Lui, comme les autres personnalités politiques centrafricaines, a sa "part de responsabilité dans cet échec collectif".

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Premier ministre de 1999 à 2001 (sous le régime de Patassé) et ancien président de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale jusqu’en février 2011, Dologuélé, 55 ans, avait fait son retour à Bangui, le 19 septembre, après six mois d’exil en France. Ce jour-là, accompagné de ses proches, il avait paradé dans la capitale, suivi par une centaine de partisans.

"Engouement"

"Je suis considérablement surpris par cet engouement. Je ne m’y attentais pas, mais les gens ont besoin de croire en quelque chose, déclare-t-il à Jeune Afrique. Il faut tout de même être patient, on ne construit pas un parti en claquant des doigts."

Depuis son retour à Bangui, Dologuélé, qui habite dans le centre-ville, "rencontre et écoute" à tout-va. Il s’est présenté aux nouvelles autorités (le président de transition, Michel Djotodia, et le Premier ministre, Nicolas Tiangaye), a été reçu par le représentant de l’ONU en RCA (le général Babacar Gaye), ainsi qu’au commandant de la force d’interposition d’Afrique centrale (Jean-Félix Akaga) et au représentant du chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso (médiateur de la crise), le général Essongo.

En revanche, Anicet Georges Dologuélé n’a pas encore croisé celui qui pourrait être son grand adversaire lors de la prochaine élection présidentielle. En France depuis près d’un mois, Martin Ziguélé a regagné Bangui il y a seulement une semaine.
La création de son parti entérinée (le ministère de la Justice doit encore l’agréer), l’ancien Premier ministre compte se rendre en province. Il devrait pour cela bénéficier d’une protection de la Fomac, la force d’interposition d’Afrique centrale.

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Par Vincent Duhem

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