Politique

Nigeria : Boko Haram tue quarante personnes en moins d’une semaine

Un soldat nigérian dans la ville de Baga, en avril 2013. © AFP

Deux attaques du groupe islamiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria ont fait, la semaine dernière, quelques quarante morts, a annoncé, lundi, un responsable local. Quelque 300 maisons ont été également incendiées.

C’est à Bama, dans l’État de Borno, fief historique du mouvement islamiste Boko Haram, qu’a eu lieu la première attaque. "Quelque 70 hommes armés à bord d’environ 15 motos et pick up ont attaqué le village tard jeudi", a déclaré Baba Shehu, un responsable du gouvernement local. "Ils ont abattu 27 personnes et en ont blessé 12 (…) Environ 300 maisons ont été incendiées", a-t-il ajouté.

La même source a indiqué que treize passagers d’un bus ont par ailleurs été tués dans la même région samedi. "Ils ont été pris dans une embuscade des militants (islamistes) et tués de sang-froid", a-t-il ajouté sans donner de détails. Il était difficile d’obtenir des précisions sur ces violences.

Baba Shehu a ajouté que les assaillants avaient détruit 40 boutiques, tué du bétail et volé quelque quatre millions de nairas ($25,000, 19,000 euros) à des habitants de Bama.

Depuis le mois de mai, l’accès aux téléphones portables de la zone est en effet coupé en raison de l’état d’urgence décrété par le président nigérian Goodluck Jonathan et de la vaste offensive militaire lancée sur trois États du nord-est pour écraser quatre ans d’insurrection de Boko Haram.

Un cortège nuptial attaqué

Boko Haram a également été incriminé par des témoins et des survivants pour l’attaque de samedi, également dans l’État de Borno, d’un cortège nuptial où plus de trente personnes ont été tuées.

Le groupe islamiste Boko Haram revendique la création d’un État islamique dans le nord du Nigeria, majoritairement musulman, au contraire du Sud, à majorité chrétienne. Il s’est scindé récemment en plusieurs factions.

Les attaques de Boko Haram et leur répression sanglante ont fait au moins 3 600 morts depuis 2009 selon l’ONG Human Rights Watch. Le président Jonathan devra décider le 14 décembre s’il reconduit ou non l’état d’urgence.

(Avec AFP)

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