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RDC : les FDLR, prochain objectif des FARDC ?

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Mis à jour le 5 novembre 2013 à 15:22

Après avoir mis en déroute le Mouvement du 23-Mars, l’armée congolaise devrait s’attaquer aux rebelles hutus rwandais des FDLR. « Il n’y a plus de place dans notre pays pour quelque groupe irrégulier que ce soit », a déclaré mardi le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende.

L’armée congolaise ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Après la victoire contre le Mouvement du 23-Mars (M23), Kinshasa a annoncé, mardi 5 novembre, que les FARDC allaient lancer "incessamment" une offensive contre les rebelles hutus rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).

"Il n’y a plus de place dans notre pays pour quelque groupe irrégulier que ce soit", a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, ajoutant : "Le M23 était en tête de liste, ils ont été remplacés par les FDLR. On va s’occuper de les désarmer."

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La victoire obtenue mardi contre les rebelles du M23 "n’a pas pour conséquence de mettre un terme aux efforts de normalisation de notre pays", et "cela se concrétisera par l’offensive que va lancer incessamment" l’armée contre les différentes milices qui pullulent dans la moitié est du pays, a ajouté Mende.

Selon le porte-parole du gouvernement congolais, après les FDLR, "ce sera les ADF-NALU et la LRA (rebelles ougandais, NDLR) puis les FNL" burundais et ensuite les différentes milices congolaises.

Le président congolais Joseph Kabila avait enjoint le 30 octobre tous les groupes armés présents sur le territoire à rendre les armes volontairement sous peine de s’exposer "à une opération de désarmement forcé aussi vigoureuse que celle en cours" contre le M23.

Arrivées sur le territoire congolais en 1994, les FDLR regroupent des extrémistes hutus dont un certain nombre ont participé au génocide rwandais. Le gouvernement congolais a depuis été régulièrement accusé de les instrumentaliser et les soutenir dans sa lutte contre certains groupes rebelles soutenus par le Rwanda et l’Ouganda.

(Avec AFP)