Politique

CPI : les procès Kenyatta et Ruto, une menace pour la sécurité de l’Afrique de l’Est ?

| Par Jeune Afrique
Uhuru Kenyatta et William Ruto, président et vice-président kényans.

Uhuru Kenyatta et William Ruto, président et vice-président kényans. © AFP

Lors d’une réunion annuelle des membres de la Cour pénale internationale (CPI), jeudi à La Haye, Githy Muigai, le procureur général kényan, a affirmé qu’ouvrir un procès contre les deux plus hauts dirigeants politiques de son pays pourrait compromettre la sécurité en Afrique de l’Est. Le Kenya étant, à ses yeux, le « pivot de la paix » dans la région.

Les poursuites pour crimes contre l’humanité contre le président Uhuru Kenyatta et son vice-président William Ruto ont créé "des problèmes particuliers pour la paix et la sécurité régionale", a déclaré, le 21 novembre à La Haye, Githy Muigai, le procureur général kenyan.

Il s’exprimait au deuxième jour d’une réunion annuelle des membres de la Cour pénale internationale (CPI) basés à La Haye, au cours d’une session qui traitait de la nécessité ou non d’octroyer l’immunité aux présidents en exercice. Un débat spécial qui a rassemblé des délégués des 122 États membres de la Cour, sur demande de l’Union africaine.

>> Lire aussi : "Cour pénale internationale : le front du refus africain en sommet à Addis-Abeba."

Stop à "la roulette russe"

"Le Kenya est le pivot de la paix et de la sécurité pour plus de 250 millions de personnes, de Djibouti à l’est du Congo. Le Kenya est l’un des plus importants piliers de l’Afrique de l’Est" dans le combat contre le terrorisme, le trafic de drogue et la piraterie, a souligné Githy Muigai. Le procureur a ajouté que "[le Kenya] n’est pas, dans [son] humble opinion, un pays avec lequel la communauté internationale devrait jouer à la roulette russe".

Certains pays africains profitent de cette rencontre annuelle pour exprimer leurs critiques contre la CPI, qu’ils tiennent pour raciste.

Depuis sa création en 2003, la CPI a ouvert huit enquêtes, toutes concernant des Africains. Seuls les cas kényans ont été cependant lancés par le procureur de la CPI, tous les autres ont été réclamés par les États concernés ou par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

>> Portfolio interactif : la CPI, 15 ans et 29 Africains en ligne de mire.

(Avec AFP)

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