Politique

Centrafrique : deux soldats français tués, François Hollande attendu ce soir à Bangui

Le président français François Hollande.

Le président français François Hollande. © Reuters

Deux soldats français ont été tués lundi soir à Bangui, où l’armée française mène une opération de désarmement des milices, a indiqué l’Élysée. Plus tôt la présidence française avait indiqué que François Hollande se rendrait à Bangui après la cérémonie en hommage à Nelson Mandela au stade de Soweto en Afrique du Sud.

Mis à jour le 10/12/203 à 12h34

Deux soldats français ont été tués lors d’un accrochage en Centrafrique, a indiqué a indiqué l’Élysée. Une information qui intervient après que, cette nuit, l’état-major de l’armée française avait assuré que la population de Bangui n’était plus menacée.

"Il y avait une patrouille cette nuit et ils ont été accrochés pas loin de l’aéroport au cours de cette patrouille", a indiqué le président de l’Assemblée nationale, Claude Bartolone, à l’issue d’une réunion d’information sur la Centrafrique convoquée mardi matin par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault avant un débat au parlement.

"Ils ont été blessés, ils ont été transportés très rapidement vers l’antenne chirurgicale mais malheureusement, ils n’ont pas pu être sauvés", a-t-il précisé.

Le président de la transition, Michel Djotodia, leur a rendu hommage dans un communiqué.

Vidéo des opérations de désarmement à Bangui


Les soldats français désarment les milices à… par leparisien

Il s’agit des premières pertes françaises au cinquième jour de l’opération française Sangaris pour rétablir la sécurité dans le pays.

Depuis lundi, les troupes françaises ont entamé une délicate mission de désarmement des milices et groupes armés qui se livrent à des exactions qui ont fait près de 400 morts dans la capitale.

Violences communautaires

Plus tôt dans la matinée, la présidence française a indiqué que François Hollande se rendra en Centrafrique dans la soirée du mardi 10 décembre, après avoir assisté à la cérémonie d’adieu à Nelson Mandela au stade de Soccer City à Soweto en Afrique du Sud. Il doit rencontrer les autorités de transition.

Depuis le renversement en mars du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Séléka, la Centrafrique est plongée dans le chaos et un engrenage de violences communautaires et inter-religieuses entre chrétiens et musulmans.

Samedi, le président Hollande avait vivement critiqué le président centrafricain et ex-chef rebelle Michel Djotodia, l’accusant notamment d’avoir laissé faire les derniers massacres à Bangui.

(Avec AFP)

 

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