Politique

Inauguration d’une statue géante de Mandela à Pretoria

La statue de Mandela inaugurée à Pretoria le 16 décembre. © AFP

Au lendemain des funérailles de Nelson Mandela, une statue géante le représentant, les bras ouverts en signe de réconciliation, a été dévoilée lundi au siège de la présidence sud-africaine à Pretoria.

L’œuvre est imposante, neuf mètres de haut pour 4,5 tonnes de bronze. Créée par les Sud-Africains Andre Prinsloo et Ruhan Janse van Vuuren, la sculpture a coûté 8 millions de rands (800 000 dollars, 564 000 euros) et est présentée comme la plus grande statue au monde de Nelson Mandela.

Remplaçant une autre statue, celle de Barry Hertzog, fondateur du Parti national qui avait institué l’apartheid, celle du du premier président noir d’Afrique du Sud le représente souriant, en costume, les bras largement ouverts, semblant saluer la foule.

Le chef de l’État Jacob Zuma présent à la cérémonie a souligné que les autres statues de Mandela le présentent plutôt le poing levé. Un changement de posture qui, selon lui, symbolise "l’Afrique du Sud démocratique". "Il embrasse la nation toute entière et nous invite à nous unir, nous, la Nation arc-en-ciel", a-t-il ajouté dans une brève allocution.

Retrouver notre dossier sur Nelson Mandela, l’Africain du XXe siècle.

 

Inauguration prévue de longue date

La présentation et l’inauguration de la statue étaient prévues de longue date, coïncidant avec le centième anniversaire de l’Union Buildings, le siège de la présidence, mais surtout avec le 16 décembre, "jour de la réconciliation", férié en Afrique du Sud.

Des centaines d’anonymes ont participé à la cérémonie mais aussi des dignitaires comme l’ex-président Thabo Mbeki et l’aîné des petits-fils de Nelson Mandela, Mandla.

Dans l’assemblée, Erna Laubscher, une Afrikaner, descendante des premiers colons blancs, était venue avec sa sœur pour "communier avec le reste de la population et fêter la liberté avec eux." 

Les jeunes mariés Sizakele et Thebiso Dlamini expliquaient pour leur part avoir voulu être témoins de cette période historique. "On veut pouvoir dire à nos enfants que nous étions là pour la présentation de la statue", déclarait la jeune femme.

Pour elle, il s’agissait en quelque sorte d’une séance de rattrapage, car, malgré de longues heures d’attente, elle n’avait pas réussi à entrer la semaine dernière au siège de la présidence, où était exposée la dépouille de Nelson Mandela.

Environ 100 000 personnes avaient réussi à s’incliner devant lui, lors des trois jours d’exposition de son corps.

Décédé le 5 décembre à 95 ans, le Nobel de la Paix a été mis en terre dimanche dans le village rural de son enfance, Qunu (sud), à un millier de kilomètres de Johannesburg, à l’issue d’une dernière cérémonie officielle à la fois solennelle et extrêmement touchante.

(Avec AFP)

>> À lire aussi : Obsèques de Nelson Mandela : Qunu, un village au centre du monde

 

 

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte