Politique

Large victoire du parti d’IBK et de ses alliés aux élections législatives maliennes

IBK met son bulletin dans l'urne lors des législatives, le 15 décembre 2013 à Bamako. © AFP

Selon les résultats officiels provisoires publiés mardi soir, le RPM du président Ibrahim Boubacar Keïta et ses alliés ont obtenu la majorité absolue aux élections législatives, dont le second tour s'est déroulé dimanche au Mali.

Élu président du Mali en août, Ibrahim Boubacar Keïta, dit IBK, pourra s’appuyer sur une confortable majorité parlementaire durant son mandat. D’après les résultats officiels provisoires annoncés mardi 18 décembre par le ministre de l’Administration territoriale, Moussa Sinko Coulibaly, le parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (RPM), et ses alliés ont remporté la majorité absolue aux législatives dont le second tour s’est tenu dimanche.

Sur les 147 sièges que compte l’Assemblée nationale, le RPM en obtient près de 60 et ses divers alliés, dont l’un des principaux partis maliens, l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma), en obtiennent plus de 50, soit un total d’environ 115 sièges.

L’Union pour la République et la démocratie (URD), le parti de Soumaïla Cissé, battu au second tour de la présidentielle du 11 août par Ibrahim Boubacar Keïta, aura entre 17 et 19 députés dans la nouvelle assemblée. Comme attendu, Soumaïla Cissé devrait donc devenir le chef de l’opposition parlementaire.

Taux de participation en baisse

Le taux de participation a été de 37,2%, en baisse par rapport au premier tour du 24 novembre (38,6%). Avec près de 50%, il avait été nettement plus élevé lors des deux tours de le présidentielle des 28 juillet et du 11 août.

Ces résultats provisoires doivent désormais être confirmés et validés par la Cour constitutionnelle avant que la nouvelle Assemblée nationale n’entre en fonction.

L’ensemble des scrutins que vient de connaître le Mali scelle le retour à l’ordre constitutionnel, interrompu le 22 mars 2012 par un coup d’État ayant précipité la chute du nord du pays aux mains de groupes jihadistes alliés à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Ces groupes ont été affaiblis par une intervention militaire internationale lancée par la France en janvier mais restent toujours actifs dans le nord malien.

Dimanche, le second tour des législatives s’était tenu sans ferveur au lendemain d’un attentat jihadiste qui a tué deux soldats sénégalais de l’ONU à Kidal (nord-est).

(Avec AFP)

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