Politique

Liban : un attentat fait au moins 5 morts à Beyrouth, dont le représentant politique de Saad Hariri

Une voiture piégée a explosé au passage du convoi de Mohammad Chatah. © REUTERS/Steve Cris

Un attentat aurait fait cinq morts et une cinquantaine de blessés, selon les derniers bilans, vendredi dans le centre-ville de Beyrouth, au Liban. Un proche conseiller de l'ex-Premier ministre libanais Saad Hariri a été tué alors qu'il se dirigeait vers la maison de ce dernier, absent du pays, où devait se tenir une réunion de la coalition du "14-mars", hostile au régime de Bachar al-Assad.

Nouvel attentat vendredi à Beyrouth, au Liban. "Cinq citoyens ont péri et plus de 50 ont été blessés et plus de dix immeubles ont été dévastés", non loin du siège du Premier ministre libanais, a indiqué l’Agence nationale d’information (ANI). Alors que la télévision locale diffusait les images d’un quartier dévasté, d’où se dégageait une épaisse fumée, ANI a également rapporté, à l’instar de sources politiques, le décès de Mohammad Chatah, un des ténors de la coalition hostile au régime syrien menée par l’ancien Premier ministre libanais Saad Hariri.

Proche conseiller de ce dernier et ancien ministre des Finances, Mohammad Chatah se dirigeait vers la maison de Saad Hariri qui devait accueillir à 09h30 heure locale une réunion de la coalition dite du "14-mars", hostile au régime de Bachar al-Assad et appuyant l’opposition syrienne.

"Acte terroriste visant à déstabiliser le Liban"

Mohammad Chatah était considéré comme le représentant politique de Saad Hariri, absent du Liban depuis 2011, alors que le Hezbollah avait provoqué la chute de son gouvernement. Peu avant l’explosion, il avait d’ailleurs accusé le mouvement chiite de vouloir contrôler le Liban. "Le Hezbollah essaie d’imposer la logique qu’avait imposée le régime syrien pendant 15 ans : (obliger) l’État à abandonner sa souveraineté sur les questions sécuritaires et de politique étrangère", écrivait-il sur Twitter.

Depuis l’été, Beyrouth a été frappé par de nombreux attentats, certains ayant notamment visé des bastions du Hezbollah, dont des membres se battent aux côtés des troupes de Bachar el-Assad en Syrie. Tripoli, ville majoritairement sunnite, a également été la cible de nombreuses attaques. Le ministre sortant de la Santé, Hassan Khalil a ainsi dénoncé l’attentat, le qualifiant "d’acte terroriste visant à déstabiliser le Liban", rapporte le quotidien L’Orient-Le Jour. Il a également appelé à la formation rapide d’un nouveau gouvernement d’union nationale "capable d’affronter la crise actuelle et la vague de terrorisme qui menace l’unité du pays", profondément divisé entre pro et anti-régime syrien.

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Par Mathieu OLIVIER

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