Politique

Qui sont les chefs d’État africains certifiés sur Twitter fin 2013 ?

Le petit oiseau bleau de Twitter. © AFP

À la fin de l'année 2013, seulement six chefs d'État africains possèdent des comptes personnels certifiés sur le réseau Twitter. Une situation qui contraste avec la présence croissante des dirigeants du continent sur le site de micro-blogging.

Les dirigeants africains sont de plus en plus nombreux sur Twitter, mais tous n’ont pas encore le badge certifiant que le compte qui porte leur nom est bien le leur. À la fin 2013, seulement six comptes des chefs d’État du continent sont "certifiés" sur le réseau social au petit oiseau bleu. Il s’agit de celui du Rwandais Paul Kagamé, du Sud-Africain Jacob Zuma, du Camerounais Paul Biya, du Tanzanien Jakaya Kikwete, du Ghanéen John Dramani Mahama et du Kényan Uhuru Kenyatta.

Portfolio de six comptes certifiés.

Depuis 2009, Twitter a lancé un service de vérification de compte "pour établir l’authenticité des identités de personnes et de marques clés" présentes sur le site de micro-blogging. Cette "certification" se fait de "manière proactive" pour "permettre aux utilisateurs de trouver plus facilement les personnes qu’ils recherchent", selon les informations disponibles sur le centre d’assistance du réseau social.

Compte-tenu du nombre fulgurant des twittos, seuls les "utilisateurs hautement demandés" sont éligibles au fameux badge bleu. Peu importe le nombre de "followers", encore moins celui de tweets.

L’Afrique francophone en retard

Une politique qui ne profite pas visiblement aux chefs d’État africains francophones. Aucun n’a vu à ce jour son compte "certifié", à l’exception de Paul Biya, président du Cameroun, un pays bilingue (deux langues officielles : l’anglais et le français). Il en est ainsi par exemple de Macky Sall, présent sur le réseau social depuis début décembre 2010. Malgré près de 20 000 abonnés et un lien placé sur son profil Twitter depuis le site officiel de la présidence sénégalaise, son compte n’a pas encore été certifié.

Quant au président ivoirien, Alassane Ouattara, son compte "officiel" ne respecte guère les indications de Twitter sur le procédé à suivre pour "confirmer l’authenticité" d’un profil : aucun lien sur un site officiel qui renvoie au profil Twitter. Il en est ainsi de plusieurs autres comptes des présidents africains, à l’instar de celui d’Ibrahim Boubakar Keïta qui se contente d’indiquer une page facebook "officielle". Alors qu’au même moment, le badge bleu triomphe sur la partie supérieure droite du compte de la présidence du Mali.

>> Lire aussi Twitter : pourquoi les dirigeants africains francophones sont-ils si nuls ?

Mi- 2013, une étude réalisée par l’agence américaine Burson-Marseller sur l’utilisation de Twitter par 505 dirigeants à travers le monde avait révélé que 71 % des leaders africains étaient désormais présents sur le réseau social. Certains d’entre eux, à l’instar du Premier ministre ougandais, Amama Mbabazi, avaient même été cités comme des "modèles" en terme d’interactivité. Une performance qui n’a pas permis, pour l’instant, de s’attirer l’attention du petit oiseau bleu, seul habilité à "certifier" les comptes sur son réseau social.

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Par Trésor Kibangula

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