Politique

Crise au Soudan du Sud : les combats se poursuivent autour de la ville de Bor

Alors que les négociations ont repris mardi à Addis-Abeda, les forces pro-gouvernementales sud-soudanaises ont assuré que la reprise du contrôle de Bor, capitale de l’État du Jonglei (Est), n’était plus « qu’une question d’heures ».

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Mis à jour le 7 janvier 2014 à 13:55

Taban Deng, le chef de la délégation des rebelles du Soudan du Sud le 6 janvier à Addis Abbeba. © AFP

La reprise du contrôle de Bor par l’armée, capitale de l’État du Jonglei (Est), n’est plus "qu’une question d’heures", a déclaré, mardi 7 janvier, une source au sein du gouvernement sud-soudain.

Moses Ruai Lat, porte-parole de la rébellion menée par l’ex-vice président Riek Machar, a immédiatement affirmé que le gouvernement ne se livrait qu’à un exercice de "propagande". "Nous n’avons aucun problème avec les zones que nous contrôlons", a-t-il dit.

Dans le même temps, les pourparlers entre les rebelles sud-soudanais menés par l’ex-vice président Riek Machar et le gouvernement de Juba sont entrés dans leur deuxième jour. Les deux délégations ont brièvement discuté d’un cessez-le-feu et d’une éventuelle libération de prisonniers.

200 000 déplacés

Selon le ministre sud-soudanais de l’Information, Michael Makuei, une partie de la délégation gouvernementale présente à Addis pour les pourparlers est ensuite repartie à Juba, pour consulter le gouvernement. "Il n’y aura pas de négociation directe avant qu’ils ne reviennent", a-t-il ajouté.

Le Soudan du Sud est ravagé depuis le 15 décembre par des combats entre armée et forces pro-Machar qui ont déjà fait des milliers de morts et près de 200 000 déplacés.

Le conflit est alimenté par une vieille rivalité politique opposant le président Salva Kiir et son ex-vice président Machar, limogé en juillet. Le premier accuse le second de tentative de coup d’État. Riek Machar dément et accuse en retour Salva Kiir de chercher à éliminer ses rivaux.

(Avec AFP)