Politique

La Tunisie se dote enfin d’une commission électorale

Session de l'Assemblée constituante tunisienne, à Tunis le 6 janvier 2014. © AFP

L'Assemblée nationale constituante tunisienne a élu mercredi les membres de l'instance électorale chargée d'organiser les prochaines élections législatives et présidentielle. Cette étape cruciale franchie, la voie est maintenant ouverte vers une démission du gouvernement dirigé par l'islamiste Ali Larayedh.

C’était l’un des principaux points de blocage entre les islamistes d’Ennahdha au pouvoir et l’opposition. Il est désormais résolu. L’Assemblée nationale constituante (ANC) tunisienne a élu mercredi 8 janvier les membres de l’instance électorale, dont la formation était cruciale pour que le gouvernement dirigé par Ali Larayedh passe la main à un cabinet d’indépendants.

Après une journée de votes, la Constituante a élu les neuf membres de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), qui devra fixer les dates des prochaines élections législatives et présidentielle et les organiser. Sa formation était une condition clé pour la démission du Premier ministre islamiste Ali Larayedh, qui s’est engagé à laisser la place à un gouvernement d’indépendants dirigé par l’actuel ministre de l’Industrie, Mehdi Jomaâ.

De son côté, le principal médiateur de la crise politique, le syndicat UGTT, a exigé que le Premier ministre actuel démissionne au plus tard jeudi. "L’élection des membres de l’ISIE constitue l’étape la plus importante de la période de transition" vers la démocratie, a estimé le président de l’ANC, Mustapha Ben Jaafar, au début du vote retransmis en direct par la chaîne nationale.

Le 14 janvier, date butoir

De difficiles négociations étaient en cours depuis des mois pour former cette institution, qui aura la lourde tâche d’organiser les prochaines élections dans un climat de méfiance réciproque entre opposition et islamistes d’Ennahdha. Depuis cet été, la justice administrative avait annulé à deux reprises la procédure de formation de l’ISIE en raison de vices de forme.

Parallèlement, les députés de l’ANC poursuivent l’examen et l’adoption, article par article, du projet de Constitution. Ils doivent reprendre leurs travaux jeudi matin, à partir de 09h00 GMT. La classe politique s’est engagée à les achever avant le 14 janvier, date du troisième anniversaire de la révolution contre le régime Ben Ali.

(Avec AFP)

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