Politique

Égypte : l’interview du maréchal Sissi annonçant sa candidature a été mal « interprétée », selon l’armée

Le maréchal Abdel Fattah al-Sissi © AFP

Quelques heures après l'annonce de la candidature du maréchal Sissi dans un quotidien koweïtien, l'armée égyptienne a affirmé jeudi que l'interview a été mal "interprétée". Le nouvel homme fort du pays réservera l'annonce de sa candidature éventuelle au seul "peuple égyptien", a-t-elle déclaré.

Mis à jour le 06/02/2014 à 11:10.

Le quotidien koweïtien Al-Seyassah assurait jeudi, en publiant une interview du nouvel homme fort de l’Égypte, que le maréchal Sissi se présentait à la prochaine présidentielle. L’armée égyptienne a aussitôt publié un communiqué ne démentant pas l’information selon laquelle il le fera, mais en assurant que le maréchal ne l’a pas dit de manière "directe" à Al-Seyassah.

"Je n’ai pas d’autre choix que de répondre à l’appel du peuple égyptien", pouvait-on lire dans les propos attribués au maréchal Sissi, ou encore "L’appel (du peuple) a été entendu partout et je ne le rejetterai pas".

"Nous ne jouerons pas avec les rêves du peuple pas plus que nous ne leur dirons que nous avons une baguette magique", ajoutait-il, concluant  qu’il inviterait les Égyptiens "à joindre leurs mains et d’oeuvrer ensemble pour construire ce pays de 90 millions d’habitants."

>> Sondage : Abdel Fattah al-Sissi peut-il sauver la révolution égyptienne?

En attendant sa candidature officielle, le maréchal Sissi devra prendre sa retraite de l’armée, qui lui a demandé la semaine dernière de se présenter.

Abdel Fattah al-Sissi, qui avait déposé et fait arrêté le 3 juillet 2013 le président islamiste Mohamed Morsi, élu démocratiquement, devrait prochainement démissionner de ses fonctions de chef de l’armée avant de devenir officiellement candidat à la présidence de la République.

Sa candidature devrait aboutir, trois ans après la "révolution du Nil", au rétablissement au pouvoir de l’armée. Celle-ci a dirigé l’Égypte sans discontinuer du renversement de la monarchie en 1952-1953 à la chute d’Hosni Moubarak, en février 2011.

(Avec AFP)

 

Déjà 250 000 inscrits !
NEWSLETTER

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Votre magazine JEUNE AFRIQUE

consultable sur smartphone, PC et tablette

Couverture

Profitez de tous nos contenus exclusifs en illimité !

Abonnez-vous à partir de 7,99€

Déjà abonné(e) ? Accédez au kiosque

Abonnez-vous à la version papier

Fermer

Je me connecte