Politique

Nord-Kivu : un journaliste congolais tué dans une embuscade

Le gouvernement de Kinshasa a annoncé la mort d’un journaliste congolais suivant l’offensive de l’armée contre les rebelles ougandais dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). L’homme, blessé samedi avec deux de ses confrères dans une embuscade, est mort dimanche.

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Mis à jour le 17 février 2014 à 08:46

Des soldats congolais (RDC) en décembre 2013. © AFP

Le journaliste Germain Kennedy Muliwavyo est mort dimanche après être tombé dans une embuscade, avec deux de ses confrères, dans l’est de la RDC. Les autorités ont "le regret d’informer le public du décès […] dans la matinée du journaliste Germain Kennedy Muliwavyo, de la Radio Télé Muungano des suites d’une blessure par balles à la tête", écrit le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, dans un communiqué.

Germain Kennedy Muliwavyo couvrait l’opération des Forces armées de la RDC (FARDC) contre les rebelles de l’Alliance des forces démocratiques – Armée nationale pour la libération de l’Ouganda (ADF-Nalu) "se trouvait avec deux de ses collègues à bord d’un véhicule de ravitaillement" militaire lorsque celui-ci a été attaqué, ajoute le communiqué.

>> Lire aussi : les rebelles de l’ADF-Nalu, nouvelle menace pour le Nord-Kivu

D’après les informations transmises par la Société civile du Nord-Kivu, l’attaque a eu lieu samedi à la mi-journée, et les deux journalistes blessés travaillaient pour une autre radio-télévision locale du nord de la province.

Selon Kinshasa, l’attaque, qui a eu lieu dans le territoire de Beni, dans le nord de la province du Nord-Kivu, a été finalement repoussée et les deux confrères du défunt "sont actuellement hors de danger".

Vaste offensive militaire

Soutenu par la Mission des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco), Kinshasa a lancé mi-janvier une vaste offensive militaire contre les rebelles ADF-Nalu.

Lambert Mende a affirmé vendredi que, selon le décompte de l’état-major militaire, 22 soldats congolais et 230 rebelles ougandais ont été tués depuis le début de cette opération.

Présents depuis 1995 dans le nord-est du Nord-Kivu, les combattants de ce mouvement opposé au régime du président ougandais Yoweri Museveni sont accusés de nombreuses atrocités et violations des droits de l’homme.

(Avec AFP)