Politique

Centrafrique : Catherine Samba-Panza demande à la France de prolonger son intervention militaire

| Par Jeune Afrique
Jean-Yves Le Drian et Catherine Samba-Panza le 12 janvier à Mbaïki.

Jean-Yves Le Drian et Catherine Samba-Panza le 12 janvier à Mbaïki. © AFP/Fred Dufour

Catherine Samba-Panza souhaite que l’intervention française en Centrafrique soit prolongée jusqu’aux élections prévues au début de 2015. La présidente de la transition en a fait part lundi à une délégation de parlementaires français en visite à Bangui.

La chef de l’État de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, s’est rendue au Tchad lundi 17 février pour une visite de travail de 24 heures. Peu de temps avant, elle a fait part à une délégation de parlementaires français de son souhait de voir l’intervention militaire française prolongée jusqu’aux élections prévues début 2015.

"La présidente de transition nous a dit qu’il faut qu’ils (les soldats français) restent jusqu’aux élections, c’est-à-dire le début 2015", a déclaré la présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Elisabeth Guigou, qui conduit une délégation de neuf parlementaires à Bangui.

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Samba-Panza s’est également entretenue avec différents responsables de l’opération Sangaris et des Nations unies.

L’Assemblée nationale française doit se prononcer par un vote le 25 février sur la prolongation au-delà de début avril de l’opération Sangaris, déclenchée le 5 décembre.

400 soldats supplémentaires

Lors du lancement de l’intervention, le président François Hollande avait évoqué une opération rapide. Mais samedi, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a jugé que l’opération serait plus longue que prévu.

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La veille, Paris a décidé, à la demande notamment du secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, d’envoyer 400 soldats supplémentaires en Centrafrique, ce qui portera à 2 000 les effectifs français dans le pays.

Cette augmentation doit notamment permettre aux hommes de l’opération Sangaris de se déployer plus largement en province, où les exactions se poursuivent.

(Avec AFP)

 

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