Justice

Direct – Procès Simbikangwa : l’accusé face au réquisitoire

Portrait de Simbikangwa réalisé lors du premier jour de son procès. © AFP

À deux jours du dénouement du premier procès lié au génocide de 1994 devant la justice française, l’accusé Pascal Simbikangwa doit faire face aux réquisitions.

Tout au long de son procès, l’ancien capitaine rwandais accusé de génocide, Pascal Simbikangwa, qui encoure la prison à perpétuité, a observé une ligne de défense simple : tout nier en bloc, jusqu’au simple fait d’avoir vu le moindre cadavre, alors que jusqu’à un million de corps ont parsemé les collines rwandaises.

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L’ennui pour lui, c’est que, au cours de ses six semaines de procès, il s’est trouvé contredit par le témoignage de plusieurs Tutsis qu’il avait protégés. Ces derniers ont affirmé que ses gardes se livraient à des massacres, que Simbikangwa stockait des armes chez lui et les distribuait. Ils ont surtout souligné l’autorité qu’avait le capitaine sur les miliciens génocidaires.

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Les dénégations de Simbikangwa n’ont en tout cas pas convaincu l’avocat général Bruno Sturlese, représentant de l’État français au cours du procès. Celui-ci a d’ailleurs demandé que l’accusation de "génocide" soit ajoutée à celles de complicité de génocide et de crime de guerre, initialement retenues contre lui. Son réquisitoire, qui doit durer toute la journée de ce mercredi, promet d’être sévère. Le verdict est attendu vendredi.

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