Politique

Les coulisses de la défense africaine (février-mars 2014)

Satellites, avions, chars, bâtiments, stratégie, communication… L’actualité de la défense a été particulièrement riche depuis février sur le continent. Laurent Touchard* revient en détails sur les principales informations militaires des États africains lors des deux mois écoulés (hors crises et organisations régionales qui feront l’objet d’un billet séparé).

Mis à jour le 18 mars 2014 à 15:00
Jeune Afrique

Par Jeune Afrique

Vue d’artiste d’un satellite russe Kondor E1 que l’Afrique du Sud s’apprêterait à acquérir. © NPOMash

* Laurent Touchard travaille depuis de nombreuses années sur le terrorisme et l’histoire militaire. Il a collaboré à plusieurs ouvrages et certains de ses travaux sont utilisés par l’université Johns-Hopkins, aux États-Unis.

AFRIQUE DU SUD

Budget 2014-2016 : le budget de la défense pour 2014 s’élève à environ 4 milliards de dollars, légèrement supérieur à celui de 2013. En 2015, selon Jane’s, il devrait augmenter de seulement 6,47 % et de 5,3 % en 2016.
Renseignements

Satellite : de plus en plus d’informations circulent sur le satellite commandé à Moscou en 2006 dans le cadre du projet Flute. Mis en sommeil en raison de difficultés financières puis relancé, probablement sous un autre nom de code, le satellite concerné serait un Kondor E1 destiné à fournir de l’imagerie, avec des clichés d’une résolution de 1 à 2 mètres au maximum. Les KH-12 américains auraient une résolution d’au moins 2 cm, sachant qu’une résolution de 1 cm est nécessaire pour lire une plaque d’immatriculation depuis l’espace. Fin janvier, la rumeur court que son lancement pourrait avoir lieu le 27 février. Or, aucun lancement de fusée Strela (fusée qui permet la mise en orbite du Kondor E1) ne semble prévu à ce moment là. En revanche, le lancement d’un Kondor E figurait dans le calendrier des tirs pour le 19 mars en théorie, tandis que des mises sur orbite via des Strela doivent encore avoir lieu le 30 mars… À suivre, donc.

Sécurité informatique : les SANDF sont préoccupées par les menaces informatiques tandis que le cybercrime est désormais une "activité nationale". C’est dans cet état d’esprit qu’a été organisé le sixième Military information communication symposium of South Africa (MICSSA) du 3 au 7 février, impliquant dix-sept pays, dont l’Algérie et le Nigeria pour l’Afrique, la Grande-Bretagne et l’Espagne pour l’UE.

• Persona non grata : le 10 mars, Pretoria ordonne l’expulsion de trois diplomates rwandais (et d’un burundais) après l’intrusion, le 3 mars (probablement une tentative d’assassinat), au domicile de l’ex-général rwandais Faustin Kayumba Nyambasa, domicilié à Johannesburg. Ex-Directeur des services de renseignement stratégiques rwandais, très critique à l’encontre de Paul Kagamé, l’homme a déjà été la cible de tueurs en juin 2010. Selon les services de renseignements sud-africains, le commando aurait opéré depuis l’ambassade du Rwanda.

Le 7 mars, le Rwanda expulsait six diplomates sud-africains

Opérations extérieures

• Lutte contre la piraterie : Pretoria dépensera 137,6 millions de dollars pour la période 2014-2015, soit le coût de sa participation à la force d’intervention rapide en RDC et à la lutte contre la piraterie notamment dans le détroit du Mozambique. Cette somme est prélevée sur les crédits de la défense déjà considérés comme notoirement insuffisants pour toutes les missions décidées par le président Zuma. Dans le même temps se pose la question du renouvellement des cadres (plus généralement, des difficultés de recrutement : le dernier objectif n’a pas été atteint) et de l’entretien des infrastructures dont l’état se dégrade d’année en année.

Relations publiques

• Double-sens et scandales : lors d’ateliers d’anciens du secteur de la Défense, leur ministre de tutelle, Nosiviwe Mapisa-Nqakula, a déclaré que "la communication est des éléments les plus cruciaux du domaine militaire moderne ; elle peut être utilisée comme un multiplicateur de force néanmoins si elle n’est pas gérée correctement, elle peut avoir des effets dévastateurs sur n’importe quel ministère." L’enjeu consiste donc à redéfinir comment communiquer, quelle interaction avec les médias, tout en respectant les nécessités en matière de confidentialité. Débat à l’honneur du pouvoir sud-africain, d’autant que cette problématique est ignorée par de nombreux pays du continent. Toutefois, problématique qui est également à considérer sous l’angle d’une volonté gouvernementale de faire prévaloir des règles extrêmement strictes (et de fait, peu compatibles avec l’idée de communiquer), afin de couper court aux nombreuses critiques à l’encontre des autorités. De nombreux observateurs – dont l’auteur de ces lignes – s’interrogent sur la pertinence de la politique de défense sud-africaine. Les décideurs sont-ils en mesure de maintenir les SANDF a un bon niveau, loin des scandales et de la corruption ?
D’un autre côté, l’affaire du satellite-espion évoquée ci-dessus illustre parfaitement que les préoccupations de Pretoria ne sont pas uniquement politiques. Des fuites dans des domaines sensibles portent véritablement atteinte à la sécurité de l’État.

ALGÉRIE

Forces aériennes

• Havoc et Halo : d’après les médias russes, l’Algérie a commandé 42 Mi-28N Havoc d’attaque et 6 Mi-26T2 Halo de transport lourd. Nous en parlions voici quelques mois sur le blog défense de Jeune Afrique.

>> Lire : Algérie, à quoi va servir la hausse du budget militaire

L’Algérie a commandé 42 hélicoptères Mi-28N Havoc d’attaque. © DR

Forces navales

• Kilo : d’ici à l’été, l’Algérie devrait commander deux sous-marins supplémentaires de la classe Kilo. Selon les médias russes, la signature du contrat interviendrait avant le moins de juin 2014, la livraison des submersibles étant prévue pour 2018.

ANGOLA

Forces aériennes

• Aviation et immigration : des responsables de l’Armée de l’Air ont souligné à l’issue d’une conférence des officiers de l’arme, toute l’importance de l’aviation pour lutte contre l’immigration clandestine qui est décrite comme mettant en péril l’économie et la stabilité du pays.

DJIBOUTI

Coopération

• Accord de défense : après des échanges entre la Chine et Djibouti, que nous évoquions dans le précédent "point de situation", un accord a été signé le 25 février par les ministres de la Défense des deux pays (Hassan Darar Houffaneh et Chang Wanquan). La marine chinoise obtient de disposer d’installations portuaires à Djibouti, en contrepartie de quoi l’État pourrait recevoir des patrouilleurs, mais aussi des avions. En outre, la Chine pourrait s’impliquer considérablement dans la formation des forces djiboutiennes.

Forces terrestres

• Réception de matériel : les forces terrestres de Djibouti ont reçu le 19 février des véhicules de la part de la France. Ces moyens doivent équiper le contingent djiboutien de l’AMISOM, le pays ayant prévu de déployer 1 000 supplémentaires en 2014, en sus du millier déjà engagé.

ÉGYPTE

Coopération

• Bonne entente : le Caire et Khartoum se sont accordés afin d’organiser des patrouilles communes à la frontière entre les deux pays. Il s’agit à la fois d’améliorer les relations diplomatiques tout en luttant contre le terrobanditisme. Bonne entente qui se traduit quelques jours plus tard, le 4 février, avec la visite du ministre de la Défense soudanais, le général Abdel-Rahim Mohamed Hussein auprès de son homologue égyptien, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi. Rappelons que le premier est sous le coup d’un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2012, pour crimes de guerre…

• Retour dans le temps : le ministre de la Défense et le ministre des Affaires étrangères (respectivement Abdul Fattah al-Sisi et Nabil Fahmy) se sont rendus à Moscou. Le 19 février, ils signent des accords commerciaux de plus de trois milliards de dollars, notamment pour l’achat de systèmes d’armes antiaériens. La Russie serait ainsi prête à engager un processus de coopération avec l’Égypte pour la modernisation de sa défense aérienne dans le domaine de l’aviation, des radars et des missiles, pour une valeur d’environ 2 milliards de dollars. L’Égypte s’était détachée de la sphère "russe" (à l’époque, l’Union Soviétique) à la fin des années 1960, se tournant progressivement vers les États-Unis… Il s’agit donc là d’un succès pour Poutine.

À noter que l’Égypte modernisera aussi ses batteries de missiles sol-air Hawk d’origine américaine, les États-Unis fournissant 186 systèmes de propulsion pour les missiles en question.

• Exercice militaire : début mars, l’exercice Zayed 1 bat son plein. Il implique des éléments des forces spéciales des Émirats Arabes Unis et d’Égypte, ainsi que des moyens aériens et navals des deux pays.

Structures

• Haut conseil militaire : le décret de création d’un Haut conseil militaire a été signé par le président Adli Mansour. Cet organe se compose de 23 responsables militaires avec à leur tête, le ministre de la Défense.

LIBERIA

Doctrine

• Petites mais robustes : le 6 février, le colonel Daniel Dee Ziankahn (nommé chef d’état-major quelques jours plus tard), devant une commission spécialisée du Sénat, plaide en faveur de forces armées libériennes très bien entraînées, robustes, mais d’un volume réduit. Cette taille limitée permettrait aux unités de ne pas être touchées par les difficultés économiques (et, par extension, de ne pas peser excessivement lourd sur les crédits) tout en favorisant le professionnalisme.

Le principe d’armées dont le "gras" est retiré se généralise en Afrique ; à long terme ce processus aura des conséquences extrêmement positives sur l’efficacité des forces concernées.

Le colonel Daniel Dee Ziankhan a été nommé chef d’état-major des forces libériennes. Il remplace un officier nigerian, le général Suraj Alao Abdurrahman.

Promotion

• Vrai renouveau ? Comme nous l’évoquions ci-dessus, le colonel Daniel Dee Ziankhan a été nommé chef d’état-major des forces libériennes. L’information n’a rien d’anecdotique : il remplace un officier nigerian, le général Suraj Alao Abdurrahman. Ce changement semble confirmer la solidité du renouveau des forces nationales, dans un pays marqué par une effroyable guerre civile. Un exemple à suivre pour la RCA ? Nous y reviendrons ultérieurement.

LIBYE

Armes de destruction massive

• Point final : alors que les retards dans le démantèlement des armes chimiques syriennes prouvent que le calendrier a été par trop optimiste (d’aucuns diraient "utopique", voire "hypocrite"), l’opération de destruction du stock d’armes chimiques libyens s’est achevée fin janvier/début février, avec 517 obus, 8 bombes de 250 kilos et des éléments de bombes. Dix ans après la signature par la Libye de la Convention sur les armes chimiques de l’ONU… À noter que s’il s’agit du "matériel principal", des composants doivent encore être neutralisés d’ici à décembre 2016.

Forces aériennes

• Désobéissance morale : afin d’éviter de blesser des civils, des pilotes auraient refusé de bombarder le pétrolier nord-coréen alors qu’il se trouvait en cours de chargement dans le terminal d’Es-sider.

Forces paramilitaires

• Douaniers : 1 072 nouvelles recrues achèvent leurs "classes" courant février. L’EUBAM Libye a contribué à leur formation. Ils opéreront notamment le long des frontières du pays pour tenter d’intercepter les terrobandits, notamment dans le sud. Un travail extrêmement difficile les attend d’autant qu’ils manquent d’expérience et que des questions se posent sur la valeur de l’entraînement reçu, face à des terrobandits qui, souvent, s’imposent en virtuoses de la manœuvre dans le désert… Travail que rendent également difficile les rivalités et l’instabilité politique avec en toile de fond le problème des milices.

Relations publiques

• Fausses informations : le 1er février, le ministère des Affaires étrangères français dément formellement que des sources françaises aient pu affirmer qu’une opération spéciale américaine avait eu lieu dans le sud de la Libye fin 2013, montée depuis une "base secrète" en Tunisie. Les autorités tunisiennes ne cessent de nier qu’une base américaine se trouve sur leur sol. Il est vrai que rien n’accrédite son existence qui paraît d’ailleurs des plus douteuses. En revanche, la possibilité d’une action des Delta Force dans le sud de la Libye n’a rien d’absurde. D’ailleurs, pour la mener, nul besoin pour les Américains de disposer d’une très hypothétique base fantôme en Tunisie.

MAROC

Marine

• Exercice naval : un exercice a été mené par l’équipage de la frégate américaine Elrod et par celui de la corvette marocaine Allal Ben Abdellah, le 6 février. Les marins américains ont apprécié avoir travaillé avec leurs homologues chérifiens, constatant leur professionnalisme.
Forces paramilitaires

• BearCat : la gendarmerie a reçu 88 véhicules blindés multirôles BearCat. Fabriqués par Lenco, ceux-ci sont notamment utilisés par différents groupes d’intervention (de type "SWAT") des forces de police américaine. Au Maroc, ils sont destinés au maintien de l’ordre, aux patrouilles, à l’escorte de convois…

NIGERIA

Lutte contre le terrorisme

• Coopération et entraînement : l’inspecteur général de la police nigériane, Mohammed Abubakar, et le représentant pakistanais pour les affaires de sécurité, le général Muhammed Ashraf Saleem, se sont accordés le 19 février pour renforcer la coopération entre les services des deux États face à la menace terroriste. Dans ce cadre, dix officiers de police du Nigeria ont été envoyé au Pakistan afin d’y être entraînés, notamment à la neutralisation d’engins explosifs.

Le chef d’état-major de l’Armée de Terre, le général Kenneth Minimah, et le chef d’état-major de l’Armée de l’Air, Adesola Amosu, ont eux aussi insisté sur l’importance de la formation et de la discipline dans le combat avec Boko Haram.

• Détermination : fin février, les autorités intensifient la lutte contre Boko Haram suite au massacre d’élèves le 25 du mois. À ce titre, les fonctionnaires des Eaux et forêt ont commencé à recevoir un entraînement à la lutte contre-insurrectionnelle, incluant l’utilisation de fusils d’assaut. Quant à l’exemple, il est donné par Adesola Amosu, à bord d’un Alpha Jet qui attaque des positions de la secte islamiste, répondant en cela aux critiques selon lesquelles l’Armée de l’Air est par trop absente.

Forces aériennes

• Missions de surveillance : le chef d’état-major de l’Armée de l’Air, Adesola Amosu, a laissé entendre que les appareils nigérian pourraient survoler les pipelines de la Shell afin de lutter contre le sabotage économique. Des drones conviendraient parfaitement à ce type de missions… En outre, mi-mars, est décidé d’augmenter les vols de surveillance dans le nord du pays, contre Boko Haram.

• Danger des missiles sol-air à très courte portée : la virulence de Boko Haram a amené le chef de la formation et des opérations de l’Armée de l’Air, Olutayo Oguntoyinbo à évoquer le danger des missiles SATCP pour l’aviation civile dans la région.
Marine

• Exercices : un groupe naval italien comprenant le porte-aéronefs Cavour et regroupant environ 1 200 hommes et femmes s’est entraîné avec la marine nigériane. L’accent a été mis sur la lutte contre la piraterie.

• Patrouilleurs : le 27 janvier, un premier OPV destiné à la marine nigériane est achevé en Chine tandis que débute l’assemblage d’un second. Comme nous l’évoquions précédemment, ces embarcations seront précieuses pour lutter contre la piraterie dans le golfe de Guinée.

RÉPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO (RDC)

Forces terrestres

Chars complexes : acquis pour un coût d’environ 10 millions de dollars fin 2013 (11,5 millions en tout), 50 chars T-64BV-1 devraient en théorie être livrés à la RDC. Version modernisée du char de combat T-64BV qui équipe les forces ukrainiennes, le T-64 est un char complexe qui réclame un entretien attentif. Il est intéressant de noter que le T-64 n’a jamais été exporté par l’URSS du temps de sa production, tant pour sa technologie avancée (à l’époque) que pour la complexité à maintenir celle-ci opérationnelle. Le T-80, développement du T-64 a d’ailleurs été retiré des unités russes voici peu, au profit du T-72…

Un char de combat T-64BV, dont 50 exemplaires devraient être livrés à la RDC. © DR

Deux questions se posent. Tout d’abord, pourquoi acheter un char – certes, qui n’a aucun équivalent dans la région – qui peut rapidement ne plus être opérationnel faute d’entretien satisfaisant ? D’autre part, le contrat ne sera-t-il pas dénoncé alors que l’Ukraine s’efforce de remuscler ses forces armées face à la Russie ? Cinquante T-64BV-1 ne seraient pas refusés par les militaires de Kiev…

RWANDA

Formation

• ACOTA : dans le cadre du programme (African Contingency Operations Training and Assistance) sur lequel nous reviendrons dans un billet consacré à la coopération militaire entre le Niger et les États-Unis (et, plus généralement, sur la politique sécuritaire américaine en Afrique), des échanges ont lieu entre militaires rwandais et américains du 3 au 05 février. Ils portent sur l’expérience acquise au cours des opérations de maintien de la paix menées par les Rwandais. Le responsable de l’ACOTA au département d’État déclare à cette occasion que les forces de défense rwandaises sont l’une des plus professionnelles d’Afrique.

Sécurité intérieure

• Bilan positif : le quartier général des Forces de défense rwandaise a accueilli une conférence sur la sécurité intérieure le 10 février, avec des responsables nationaux. Les participants ont indiqué que la situation dans le pays était globalement positive, même si la vigilance doit être maintenue face aux auteurs du génocide de 1994. Ainsi ont-ils invité la MONUSCO en RDC à accomplir sa mission en combattant notamment les rebelles du FDLR.

>> Voir la carte interactive des groupes armés du Kivu après le M23

SOUDAN DU SUD

Coopération

• Parenthèse : fin février, les États-Unis envisagent de mettre entre parenthèses leur aide sécuritaire au Soudan du Sud tant que n’aura pas été réglée pacifiquement la crise avec les rebelles. L’aide apportée en dix ans par Washington s’élève à environ 300 millions de dollars.

TCHAD

Forces aériennes

• Frogfoot : après le Niger l’année passée, le Tchad devrait recevoir quatre Su-25 Frogfoot. Ces appareils supplémentaires (qui s’ajouteront aux six autres en services) augmenteront sensiblement la capacité d’attaque au sol des forces tchadiennes. Se pose la question de savoir qui les pilotera ?

TUNISIE

Lutte contre le terrorisme

• Priorité : le nouveau Premier ministre Mehdi Jomaa a affirmé que la priorité serait donnée à la lutte contre le terrorisme par le biais de l’approche globale, en s’attaquant à la fois aux cellules jihadistes et à la fois aux problèmes sociaux qui font le terreau de ces groupes. Il a également souligné toute l’importance de la coopération avec les pays voisins dans ce difficile combat.

Dans cette logique, le 6 février, il rend hommage aux forces de sécurité qui sont intervenues à Raoued dans la nuit du 3 au 4 février, réaffirmant que le terrorisme n’avait pas sa place en Tunisie.

Coopération

• Dispositif de surveillance : la volonté affichée de Jomaa de combattre le terrorisme s’exprime rapidement : en visite en Algérie, Jomaa rencontre son homologue algérien, Abdelmalek Sellal. Y est discuté la manière de renforcer la coopération entre les deux pays pour traquer les terrobandits, notamment par la mise en place de dispositifs de surveillance commun en moins trois points de la frontière.

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>> Retrouver tous les articles du blog défense de Laurent Touchard sur J.A.

>> Pour en savoir plus : consulter le blog "CONOPS" de Laurent Touchard