Politique

Présidentielle algérienne : Zeroual tacle Bouteflika

| Par Jeune Afrique
L'ancien président algérien Liamine Zeroual.

L'ancien président algérien Liamine Zeroual. © AFP

À moins d’un mois de la présidentielle du 17 avril, Liamine Zeroual a rompu son silence pour s’en prendre à Bouteflika. Dans une lettre publiée dans la presse, l’ancien président appelle ouvertement à une alternance du pouvoir.

Il affirme qu’il s’agit d’une "obligation morale". Dans une lettre publiée jeudi 20 mars par le quotidien El Watan, l’ancien président algérien Liamine Zeroual s’oppose ouvertement à un quatrième mandat d’Abdelaziz Bouteflika.

L’ex-chef de l’État, 72 ans, estime que le prochain mandat présidentiel, qui sera attribué lors de l’élection du 17 avril, est celui de "l’ultime chance à saisir pour engager l’Algérie sur la voie de la transition véritable". "La révision de la Constitution algérienne en 2008, notamment l’amendement de son article 74, relatif à la limitation des mandats présidentiels à deux, a profondément altéré le saut qualitatif qu’exigeait l’alternance au pouvoir", écrit Liamine Zeroual, qui a démissionné et s’est retiré de la politique mais reste très populaire en Algérie,

L’alternance pour "fortifier la démocratie"

Abdelaziz Bouteflika, 77 ans, au pouvoir depuis 15 ans, est candidat à sa propre succession à la présidence après avoir a été élu à trois reprises, en 1999, 2004, puis en 2009 suite à la modification de la Constitution. "Il est éminemment important de rappeler que l’alternance au pouvoir a pour vocation de consolider la solidarité intergénérationnelle, de conforter la cohésion nationale", et de "fortifier la démocratie et de crédibiliser les institutions de la République", souligne Zeroual dans sa lettre. Général au caractère affirmé et austère, ce dernier avait quitté de façon inattendue le pouvoir en avril 1999 après cinq ans à la tête de l’État.

"L’institution militaire s’est vue exposée à une regrettable diatribe dont la finalité n’est autre que celle de fragiliser de nouveau l’appareil national de défense et de sécurité et d’ouvrir ainsi la porte aux multiples dangers qui guettent l’Algérie", souligne aussi l’ancien président, précisant que l’armée "est parfaitement compétente pour faire face à de tels dangers". Une allusion évidente à la récente crise opposant Amar Saïdani, le secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), au tout puissant chef du Département du renseignement et de la sécurité (DRS), le général Mohamed Toufik Mediene.

>> Lire aussi : Comment Bouteflika a neutralisé l’armée

(Avec AFP)

 

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