Politique

Tunisie : le secrétaire général d’Ennahdha, Hamadi Jebali, veut démissionner

L'ex-Premier ministre Hamadi Jebali, à Tunis le 14 mars 2014. © AFP

Hamadi Jebali, l'ancien Premier ministre tunisien, souhaite quitter son poste de secrétaire général du parti islamiste Ennahdha. Il l'a confirmé lundi sur sa page Facebook.

L’ex-Premier ministre tunisien Hamadi Jebali a déclaré dans un communiqué publié lundi 24 mars sur sa page Facebook avoir remis par écrit le 5 mars sa démission de son poste de secrétaire général du parti islamiste Ennahdha.

Hamadi Jebali a refusé de fournir des explications. Il ne s’agit "pas d’une tentative de diviser ou d’affaiblir le mouvement", a-t-il simplement tenu à dire, en affirmant que sa démission "ne signifie pas nécessairement la formation (d’un nouveau parti) ou que j’en rejoigne un autre".

Dans son communiqué, Jebali n’écarte pas une éventuelle candidature, mais estime que les conditions actuelles n’y sont pas favorables. Il s’agit d’une "décision importante qui ne se prend pas à la légère", affirme-t-il.

"Si je suis candidat, ce sera dans un esprit de consensus"

En février, il avait déjà indiqué à la presse étrangère ne pas avoir décidé s’il allait se présenter. "Je n’ai pas encore pris ma décision mais il est possible que (je sois candidat à la présidentielle). Si je suis candidat, ce sera dans un esprit de consensus", avait-il dit.

Le porte-parole d’Ennahdha, Zied Ladhari, avait indiqué dimanche soir à des radios privées que Jebali avait "demandé à être relevé de ses responsabilités de secrétaire général".

Le parti islamiste examinera la démission de Jebali après le référendum interne qu’organise le parti fin mars sur la date de son prochain congrès, a précisé Ladhari. "Peut-être a-t-il d’autres projets", s’est-il borné à dire à la radio privée Shems FM.

La coalition menée par Ennahdha a quitté le pouvoir en janvier, après l’adoption d’une nouvelle Constitution, cédant la place à un gouvernement apolitique pour sortir le pays d’une impasse politique de plusieurs mois.

>> Lire aussi : En chute dans les sondages, Ennahdha met de l’eau dans son thé

(Avec AFP)
 

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