Archives

Sommet UE-Afrique : la Centrafrique au coeur des préoccupations

| Par
Catherine Samba-Panza et Herman Von Rompuy, le 2 avril à Bruxelles.

Catherine Samba-Panza et Herman Von Rompuy, le 2 avril à Bruxelles. © DR

Une réunion consacrée à la République centrafricaine a eu lieu mercredi avant l’ouverture du sommet UE-Afrique. Coprésidée par le président français, François Hollande, le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le chef de l’État mauritanien, Mohamed Ould Abdelazziz, elle a réuni une trentaine de dirigeants européens et africains.

Mis à jour le 03/04 à 10h00

La réunion consacrée à la Centrafrique mercredi 2 avril à Bruxelles avait tout d’un sommet à part entière : 14 nations européennes représentées, 14 dirigeants africains dont 2 de l’Union africaine, 3 de l’Union européenne… Coprésidée par le chef de l’État français, François Hollande, Herman Van Rompuy (président du Conseil européen) et le président mauritanien, Mohamed Ould Abdelazziz, en sa qualité de président de l’Union africaine, elle a réuni, outre les chefs d’État d’Afrique centrale, les présidents angolais, rwandais et ougandais.

« C’était l’occasion de présenter aux partenaires européens l’évolution de la situation sur place et l’avancée de l’action régionale et internationale. Beaucoup de dirigeants de l’UE ne connaissent pas bien la RCA, encore moins sa présidente », indique-t-on à l’Élysée.

>> Lire aussi : Ouverture du sommet UE-Afrique, une quarantaine de chefs d’État réunis à Bruxelles

Herman Van Rompuy, José Manuel Barroso (président de la Commission de l’UE), Ban ki-Moon (secrétaire général de l’ONU), les présidents François Hollande, Mohamed Ould Abdelaziz, Idriss Déby Into (Tchad), Denis Sassou Nguesso (Congo), mais aussi Nkosazana Dlamini-Zuma (présidente de la Commission de l’UA), se sont tour à tour exprimés.
Lors de son allocution, Ban ki-Moon a détaillé les grandes lignes de la future mission de maintien de la paix de l’ONU, dont le vote au Conseil de sécurité doit avoir lieu mi-avril. Composée de 10 000 soldats dont 1 800 policiers, elle devrait, si elle est approuvée, être déployée le 15 septembre.

Des troupes de réaction rapide devraient être déployées à Bangui dans les prochains jours.

Dégradation de la situation sécuritaire

La présidente de la transition, Catherine Samba-Panza, a bénéficié d’un temps de parole plus conséquent. Elle a notamment remercié l’UE pour sa contribution, tout en appelant les pays européens à poursuivre leur soutien à l’État centrafricain.

Au lendemain de l’officialisation du lancement de la mission européenne en Centrafrique, le commandant de cette dernière, le général de division Philippe Pontiès, a quant à lui annoncé que des troupes de réaction rapide devraient être déployées à Bangui dans les prochains jours. « La situation sécuritaire se dégrade à nouveau, les violences sont récurrentes, il y a urgence », a-t-il déclaré, précisant qu’il espérait que 800 soldats soient déployés d’ici à la fin du mois de mai ; 150 militaires seront eux basés au centre de commandement à Larissa, en Grèce.

Au total, neufs nations européennes (Géorgie, France, Portugal, Espagne, Italie, Estonie, Lettonie, Pologne) enverront des soldats. Avec 150 hommes, la Georgie sera le pays le plus représenté. L’Allemagne et la Grande-Bretagne mettront à disposition des capacités de transport aérien. Chaque nation prendra en charge le coût de sa contribution.

>> À lire Sommet UE-Afrique : crises, vous avez dit crises ?

Mandat sous chapitre 7

« Cette opération de transition en appui aux forces internationales présentes pourra se déployer jusqu’à six mois après la pleine capacité opérationnelle, a précisé le général Pontiès. Il s’agit de créer les conditions de l’établissement d’un environnement sécurisé dans la région de Bangui afin de passer le relai à la force africaine, Misca ».

L’opération Eufor-RCA, doté d’un mandat de l’ONU sous chapitre 7 (« action en cas de menace contre la paix »), aura pour mission la sécurisation de l’aéroport M’Poko, de plusieurs quartiers de la capitale, ainsi que la protection des organisations internationales et gouvernementales.

________

Par Vincent Duhem, envoyé spécial à Bruxelles

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3094_600 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€
Fermer

Je me connecte