Politique

Égypte : le Caire, cible de trois attaques à la bombe

Une scène du triple attentat à la bombe au Caire, le 2 avril 2014. © AFP

Un général de la police égyptienne a été tué mercredi dans une triple attaque à la bombe au Caire, revendiquée par un groupe jihadiste. Cinq autres personnes ont été blessées dans ces attaques revendiquées par Ajnad Misr, un groupuscule jihadiste.

Une journée noire au Caire. Trois bombes ont explosé, le 2 avril, dans la capitale égyptienne, tuant un général de la police et faisant cinq blessés. Une triple attaque revendiquée par un groupuscule jihadiste, baptisé Ajnad Misr, qui a affirmé avoir agi en réaction à "l’intensification de la campagne d’arrestation de nos femmes et de nos filles", sans plus de précision.

Deux engins ont d’abord explosé quasi-simultanément en début d’après-midi devant des abris servant aux policiers en faction devant l’Université du Caire, bastion de la contestation islamiste contre le gouvernement installé par l’armée après l’arrestation de Mohamed Morsi.

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Le général de brigade Tarek al-Mergawi, de la police judiciaire du Caire, a été tué, et cinq autres personnes blessées, selon le ministère de l’Intérieur. Un autre général, Abdel Raouf al-Serafi, conseiller du ministre de l’Intérieur, figure parmi les blessés, de même que deux colonels et un lieutenant-colonel, ont indiqué des responsables des services de sécurité qui ont requis l’anonymat.

Une troisième bombe a explosé deux heures plus tard, sans faire de victime, dans un parc devant l’entrée du campus où policiers et journalistes s’étaient rassemblés après les premières explosions.

Une quatrième bombe a été retrouvée par la police, et désamorcée, dans une voiture stationnée près de l’université, ont indiqué des responsables de la sécurité et la télévision d’État.

Nécessité de "renforcer la sécurité"

Dans la foulée, le Premier ministre par intérim, Ibrahim Mahlab, a présidé une réunion au cours de laquelle le gouvernement a décidé de "renforcer la sécurité dans les alentours des universités, et d’intensifier les patrouilles conjointes armée-police", a indiqué son bureau. Le gouvernement s’est également engagé à réviser les lois contre le terrorisme.

Ces nouveaux attentats surviennent quelques jours après que l’ancien chef de l’armée qui avait destitué Mohamed Morsi, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, a confirmé sa candidature à la présidentielle des 26 et 27 mai.

"Si les autorités égyptiennes ont mené ces dernières semaines d’importantes arrestations et perquisitions contre les insurgés, ces attentats rappellent tragiquement qu’il leur reste beaucoup à faire", a souligné David Barnett, spécialiste des jihadistes du Sinaï dans un groupe d’experts américains, Foundation for Defence of Democracies. "À l’approche de la présidentielle, il est plus que probable que les attentats vont continuer en Égypte".

De son côté, Washington a souligné que "ce type de terrorisme n’est pas acceptable, en aucune circonstance".

Dans un communiqué publié mercredi, les Frères musulmans ont également condamné ce triple attentat et réclamé une enquête, appelant la population à "ne pas lancer des accusations sans preuve". Ils ont par ailleurs indiqué qu’ils poursuivraient "leur marche pacifique pour atteindre les objectifs de (leur) légitime révolution".

(Avec AFP)

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