Politique

Le Nigeria sous le choc après l’attentat qui a fait 71 morts près d’Abuja

| Par Jeune Afrique
Le président nigérian Goodluck Jonathan (C) sur les lieux d'un attentat à la bombe.

Le président nigérian Goodluck Jonathan (C) sur les lieux d'un attentat à la bombe. © AFP

L’attentat à la bombe qui a frappé une gare routière en périphérie d’Abuja n’a toujours pas été revendiqué. Le bilan provisoire fait état de 71 morts et de 124 blessés.

L’attentat qui a fait au moins 71 victimes et 124 blessées, lundi 14 avril, dans une gare routière en périphérie d’Abuja, est le plus le plus meurtrier jamais commis sur le territoire de la capitale fédérale du Nigeria.

La gare routière de Nyanya, une banlieue très peuplée d’Abuja, était fréquentée par de nombreux passagers qui se rendaient à leur travail lorsque l’explosion s’est produite à 06h45 du matin (05h45 GMT).

>> Pour aller plus loin : Carte interactive, Boko Haram, un anniversaire macabre

Dans un premier temps, des responsables nigérians ont affirmé que deux explosions distinctes s’étaient produites dans la gare routière avant de déclarer par la suite qu’il n’y avait sans doute eu qu’une seule bombe.

L’explosion "provenait d’un véhicule" garé dans l’enceinte de la gare routière, selon Charles Otegbade, chef des secours à l’Agence nationale de gestion des urgences (Nema).

La déflagration a creusé un trou de plus d’un mètre de profondeur et projeté des affaires personnelles et des lambeaux de chair sur toute la gare routière, selon des témoins.

Des échoppes ont été détruites et un épais nuage de fumée noire s’élevait de la gare. "J’ai vu des corps transportés dans des camions", a déclaré un témoin, Yakubu Mohammed. "Il est difficile de les compter, parce que les corps sont brûlés, et en morceaux".

Selon un autre témoin, Suleiman Aminu, la première explosion aurait eu lieu à l’intérieur d’un mini-bus garé à côté d’un bus de transport en commun, et les passagers qui faisaient la queue pour y monter en étaient la cible.

Comment lutter contre Boko Haram ?

L’attentat n’a toujours pas été revendiqué, mais tous les regards se tournent vers la secte islamiste armée Boko Haram, dont les attaques ont fait plusieurs milliers de morts dans le nord et le centre du Nigeria depuis 2009.

Suite à ce nouvel attentat, le commissaire de police Mohammed Abubakar a ordonné à ses hommes "d’intensifier la surveillance de toutes les cibles vulnérables d’Abuja", selon le porte-parole de la police.

Mais une augmentation temporaire de la répression sécuritaire, ne suffira pas à redonner de la crédibilité à Goodluck Jonathan dans sa lutte contre Boko Haram, estime Adetokunbo Mumuni, avocat nigérian des droits de l’homme à Lagos.

Cet attentat montre que la contre-insurrection menée par les autorités nigérianes "n’est pas adéquate et ne fonctionne tout simplement pas", a déclaré Adetokunbo Mumuni dans un communiqué.

>> Lire aussi : Plusieurs villages du Nord-Est attaqués, au moins 60 morts

(Avec AFP)
 

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