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Football : Séwé Sport de San Pedro, le club ivoirien qui monte

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Le Sewe Sport, pour la 3e fois consécutive champion de Côte d'Ivoire ?

Le Sewe Sport, pour la 3e fois consécutive champion de Côte d'Ivoire ? © DR

Champion de Côte d’Ivoire en 2012 et 2013 et sans gros moyens, le club de la ville portuaire de San Pedro commence à se faire une petite réputation en Afrique. Au point de faire de l’ombre à l’Asec Mimosas et à l’Africa Sports, les grands rivaux d’Abidjan, qu’il devance encore cette saison en Ligue 1…

Bien sûr, avec 2 titres et 3 coupes Félix-Houphouët-Boigny, son palmarès ne pèse pas grand-chose à côté de ceux de l’ASEC et de l’Africa Sports. Mais il faut bien commencer un jour, et les quatre trophées accumulés depuis 2012 bousculent l’ordre établi en Côte d’Ivoire. "On nous prend au sérieux. Nous obtenons des résultats, et j’ai l’impression que cela agace les deux grands clubs d’Abidjan", glisse Eugène-Marie Diomandé, le président du Séwé Sport depuis novembre 2003.

Le joueur le mieux payé ? 1000 euros par mois

"Cela n’a pas été simple au début, car des gens ont cru que je venais faire de la politique, alors que je travaillais dans le secteur du cacao", explique Diomandé, qui a grandi à Abidjan. Les premiers effets de la transformation du Séwé Sport apparaissent en 2006, quand il termine à la seconde place du championnat et remporte la Coupe Houphouët-Boigny.

Diomandé, devenu cette même année PDG de l’opérateur téléphonique Comium (jusqu’en 2010) et qui passe désormais son temps entre l’Espagne, d’où il gère ses affaires, et la Côte d’Ivoire, rappelle que son club est loin de disposer des moyens financiers de l’ASEC. "Notre budget oscille entre 500 000 et 800 000 euros, et les salaires vont de 300 à 1000 euros, hors primes et avantages."

Bientôt un manager européen ?

Le président du Séwé n’a pas encore réussi à attirer les sponsors. Il assure l’essentiel du train de vie du club, "avec des membres du comité directeur et les subventions du Conseil régional – 100 000 euros – et de la fédération – 80 000 euros". "C’est difficile, dans le contexte actuel. Pour augmenter nos ressources, il faut que nous arrivions à vendre nos meilleurs joueurs. Jusqu’à maintenant, le plus gros transfert,  c’est 90 000 euros."

Tenté par le recrutement d’un manager général européen, le dirigeant espère aussi faire évoluer les structures. "On doit améliorer la qualité du centre d’entraînement. Et notre stade (8000 places) n’est pas homologué pour les matches de coupes d’Afrique. Cela nous oblige à jouer à Abidjan." Ce sera encore le cas si le Séwé, éliminé de la Ligue des Champions par le TP Mazembe (2-1, 0-1), se qualifie pour la phase de groupes de la Coupe de la Confédération. À condition d’écarter les Nigérians de Bayelsa United, les 19 et 26 avril prochains.

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