Politique

Nigeria : au moins 77 lycéennes toujours détenues par leurs ravisseurs

| Par Jeune Afrique
Des réfugiés fuyant les attaques de Boko Haram dans le nord du Nigeria.

Des réfugiés fuyant les attaques de Boko Haram dans le nord du Nigeria. © AFP

Une semaine après l’enlèvement d’une centaine de lycéennes par Boko Haram, l’armée et des milices pro-gouvernementales poursuivent la traque des islamistes. Si certaines des jeunes victimes ont pu s’enfuir, au moins 77 d’entre elles seraient encore entre les mains des hommes d’Abubakar Shekau.

C’est probablement l’attaque la plus choquante attribuée à Boko Haram depuis le début de son insurrection : l’enlèvement, le 14 avril, d’une centaine de lycéennes dans l’État de Borno, dans la partie nord-est du Nigeria. Une semaine après les faits, 52 filles ont pu s’échapper, mais « 77 sont toujours détenues » par le groupe islamiste. Des chiffres officiels qui ne sont pas les mêmes que ceux communiqués par la direction du lycée de Chibok.

>> Voir aussi notre carte interactive : Boko Haram, un anniversaire macabre.

187 adolescentes encore détenues, selon le lycée

Alors que le gouvernement de Borno avait annoncé initialement l’enlèvement de 129 lycéennes par des hommes armées, la directrice du lycée, Asabe Kwambura, a indiqué, le 21 avril, qu’elle cherchait toujours à établir avec les parents le nombre exact de jeunes filles enlevées. « Un total de 230 noms a été noté par les parents », a-t-elle avancé. »Depuis, 43 jeunes filles se sont échappées. Nous en avons encore 187 dont on est sans nouvelles », a-t-elle ajouté.

Les responsables de l’État de Borno n’ont pas répondu aux demandes de clarification sur les chiffres mais ils ont souligné que tout était fait pour retrouver les disparues. « Des soldats et miliciens poursuivent jour et nuit les islamistes qui ont enlevé des dizaines de lycéennes la semaine dernière dans le nord-est du Nigeria », a assuré lundi un responsable local.

Boko Haram silencieux

« Une opération a été lancée pour retrouver les jeunes filles encore aux mains de leurs ravisseurs », a assuré Isa Gusau, porte-parole du gouvernement de Borno, précisant que des soldats et des membres d’une milice civile mise en place l’année dernière afin d’aider l’armée à combattre Boko Haram participaient à cette opération. « Nous travaillons jour et nuit pour nous assurer qu’elles seront toutes libérées et en bonne santé », a-t-il martelé.

Les habitants ont adressé à nouveau un appel aux militants de Boko Haram mais les islamistes, accusés d’être responsables de milliers de morts, n’ont pour l’instant fait aucune déclaration sur ces enlèvements.

(Avec AFP)

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