Politique

Mali : le Mujao annonce la mort de l’otage français Gilberto Rodrigues Leal

Le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao) a annoncé mardi la mort du Français Gilberto Rodrigues Leal, enlevé en novembre 2012 dans l’ouest du Mali. 

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Mis à jour le 23 avril 2014 à 10:41

L’otage français Rodrigues Leal, enlevé en novembre 2012 dans l’ouest du Mali par le Mujao. © AFP

"Nous annonçons la mort de Rodrigues. Il est mort, parce que la France est notre ennemie", a déclaré mardi 22 avril, lors d’une brève communication téléphonique, Yoro Abdoul Salam, un responsable du Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest (Mujao). Il n’a pas précisé quand, où et dans quelles circonstances l’otage était mort. Interrogé sur les preuves de sa mort, en l’absence de photo ou de vidéo de son corps, le responsable du Mujao a simplement répondu : "Au nom d’Allah, il est mort".

La semaine dernière, un autre responsable du Mujao avait annoncé, dans un court message envoyé à l’AFP à partir d’un téléphone portable malien, "la fin de vie" de l’otage, âgé de 62 ans.

"Robrigues Leal décédé du fait des conditions de sa détention"

"La France fera tout pour connaître la vérité sur ce qui est arrivé à Gilberto Rodrigues Leal et elle ne laissera pas ce forfait impuni", a assuré le président français François Hollande dans un communiqué diffusé mardi soir. "Il y a tout lieu de penser que notre compatriote est décédé depuis plusieurs semaines du fait des conditions de sa détention", a-t-il affirmé.

Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Romain Nadal, a de son côté déclaré que "le communiqué du Mujao, responsable de son enlèvement, nous conduit malheureusement aujourd’hui à penser que Rodrigues Leal est probablement décédé, bien qu’aucune preuve matérielle ne puisse encore nous autoriser à le confirmer".

Plus de signe de vie depuis janvier 2013

Gilberto Rodrigues Leal avait été enlevé le 20 novembre 2012 par des hommes armés dans l’ouest du Mali, près de la ville de Kayes, alors qu’il circulait dans un camping-car venant de Mauritanie. Deux jours plus tard, le Mujao avait revendiqué l’enlèvement du Français.

Au mois de février, la famille de Rodrigues Leal avait réclamé aux ravisseurs des informations sur le sort de l’otage. "L’inquiétude grandit. Ce silence est assourdissant", avait alors dénoncé la sœur de l’otage, Irène Rodrigues, expliquant n’avoir "plus aucune nouvelle" depuis le 26 janvier 2013, date à laquelle le Mujao avait annoncé à l’AFP être prêt à négocier la libération de Gilberto Rodrigues Leal.

Après l’annonce de sa mort, il ne reste plus qu’un seul otage français dans le Sahel, Serge Lazarevic, enlevé en novembre 2011 à Hombori, dans le nord du Mali.

>> Lire aussi : Gilbert Rodrigues et Serge Lazarevic : les otages français oubliés au Mali ?

(Avec AFP)