Diplomatie

Sahara occidental : le Conseil de sécurité de l’ONU va adopter une résolution modérée

| Par Jeune Afrique
Le siège de la Mission de l'ONU au Sahara occidental à Laayoune.

Le siège de la Mission de l'ONU au Sahara occidental à Laayoune. © AFP

Une résolution sur le Sahara occidental devrait être adoptée le 29 avril par le Conseil de sécurité de l’ONU. Selon des sources diplomatiques, celle-ci ne prévoira pas de système de contrôle des droits de l’Homme.

Le Conseil de sécurité des Nations unies va adopter, mardi 29 avril, une résolution concernant le Sahara occidental. Celle-ci, préparée par les États-Unis, "ne mentionnera pas de mécanisme sur les droits de l’homme", a indiqué un diplomate du Conseil, qui prédit "un message clair d’unité" sur ce dossier sensible.

>> Lire aussi l’interview de Mbarka Bouaida : "Pour le Maroc, l’Algérie est l’interlocuteur principal sur le Sahara"

Les 15 pays membres devraient adopter ce "texte neutre" mardi prochain, a précisé un autre diplomate. Le vote de la résolution devait initialement avoir lieu le 23 avril mais le projet de texte américain a été communiqué tardivement, a expliqué un diplomate.

Opposition marocaine

Le renouvellement du mandat de la Mission de l’ONU au Sahara occidental (Minurso), présente dans la région depuis 1991, qui se termine fin avril, donne chaque année lieu à une passe d’armes, notamment à propos des droits de l’Homme. La Minurso est principalement chargée de surveiller le cessez-le-feu entre Rabat et les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par Alger et qui revendiquent le territoire.

La résolution, sans grande surprise, ne tiendra donc pas compte des revendications d’ONG comme celles d’Amnesty International et d’Human Rights Watch, qui souhaitaient inclure les droits de l’Homme dans le mandat de la Mission. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait également recommandé, dans son dernier rapport daté du 10 avril, de surveiller de manière "durable, indépendante et impartiale" le respect de ces droits au Sahara occidental, tout en saluant les efforts faits récemment par Rabat dans ce domaine.

Mais le Maroc avait immédiatement réagi, le roi Mohammed VI mettant en garde Ban Ki-moon contre des "options périlleuses". Il y a un an déjà, le royaume avait combattu avec succès un texte américain qui visait, sur proposition du secrétaire général de l’ONU, à élargir le mandat de la Minurso aux droits de l’homme. Washington avait dû renoncer et le Conseil avait finalement adopté un texte modéré appelant seulement à "améliorer la situation".

>> Lire aussi : "Compromis entre le Maroc et les États-Unis sur les droits de l’homme"

"La différence cette année, c’est que les Marocains ont pris une série d’initiatives"

La résolution devrait se limiter à appeler à l’application des mesures prises par Rabat depuis un an pour améliorer l’efficacité du Conseil national des Droits de l’Homme (CNDH) ou pour mettre fin aux poursuites contre des civils devant des cours militaires.

"L’important désormais, c’est que les mesures annoncées par Rabat et qui constitueraient un réel progrès sur les droits de l’homme soient appliquées", explique un diplomate, qui ajoute : "La différence cette année, c’est que les Marocains ont pris une série d’initiatives, dont nous surveillerons l’application, et que le Conseil préfère envoyer un message clair d’unité".

(Avec AFP)

Newsletter :
déjà 250 000 inscrits !

Recevez chaque jour par email,
les actus Jeune Afrique à ne pas manquer !

Jeune Afrique Digital

L'abonnement 100% numérique

consultable sur smartphone, PC et tablette

JA3092_600x855 devices

Profitez de tous nos contenus
exclusifs en illimité !

Inclus, le dernier numéro spécial de Jeune Afrique

Abonnez-vous à partir de 1€

Abonné(e) au journal papier ?

Activez votre compte
Fermer

Je me connecte